Italie: Mattarella accorde du temps au M5S et à la Ligue
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Italie: le m5s et la ligue recus dans l'apres-midi au quirinal
Alessandro Bianchi
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Italie: le m5s et la ligue recus dans l'apres-midi au quirinal
Alessandro Bianchi
ROME (Reuters) - Le président italien Sergio Mattarella a reçu ce lundi les représentants du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue qui cherchent à former un gouvernement de coalition et il leur a accordé un délai supplémentaire pour élaborer leur projet gouvernemental, a-t-on appris lundi de source présidentielle.
Le chef d'Etat n'a fixé aucun ultimatum, précise-t-on de même source.
Luigi di Maio, chef de file du M5S avait indiqué plus tôt avoir demandé ce répit à Sergio Mattarella.
Depuis jeudi, les négociations entre Salvini et Di Maio ont progressé, notamment sur les questions de la baisse des impôts, de la protection sociale et de la lutte contre l'immigration clandestine, mais rien n'a filtré en ce qui concerne le nom du futur chef du gouvernement.
Un nom a circulé pour le poste de président du Conseil: celui de l'économiste Giulio Sapelli, 71 ans, qui dit avoir été contacté par les deux partis.
Ce dernier a affirmé lundi avoir été contacté par les deux partis pour devenir le prochain président du Conseil. Il a précisé qu'il pourrait accéder à leur demande si Domenico Siniscalco, âgé de 64 ans et ministre de l'Economie et des Finances en 2004 et 2005, occupait de nouveau cette fonction.
D'après Sapelli, un autre nom serait envisagé pour le poste de président du Conseil : celui de Giuseppe Conte, un avocat de 41 ans, professeur de droit à l'université de Florence.
Selon une source au sein du M5S, Giulio Sapelli ne serait pas le choix du mouvement anti-système.
Le président Mattarella a rappelé samedi à Di Maio et Salvini que la Constitution lui donnait le dernier mot sur la nomination du chef du gouvernement et qu'il n'était pas obligé d'accepter leur recommandation.
S'il est satisfait de leurs propositions, l'Italie pourrait se doter d'un gouvernement d'ici à la fin de la semaine. Mais si aucun accord n'est trouvé, de nouvelles élections seront organisées.
Aucune majorité claire n'a émergé après les élections du 4 mars. Le mouvement contestataire de Luigi Di Maio est devenu le premier parti d'Italie avec 32% des voix, mais la coalition de droite formée par la Ligue (17%), Forza Italia de Silvio Berlusconi et Frères d'Italie est arrivée en tête avec 37%.
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(Steve Scherer; Jean-Philippe Lefief et Arthur Connan pour le service français, édité par Eric Faye)
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