Les familles des Martiniquais morts dans le crash de 2005 devant la justice
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Les familles des martiniquais morts dans le crash de 2005 devant la justice
Stringer .
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Les familles des martiniquais morts dans le crash de 2005 devant la justice
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FORT-DE-FRANCE, Martinique (Reuters) - Les familles de 152 Martiniquais tués lors du crash de l'avion de la compagnie colombienne West Caribbean Airways au Venezuela en 2005 espèrent obtenir la poursuite de l'enquête devant la chambre d'instruction de la cour d'appel de la Martinique.
Réunies au sein de l'Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne du 16 Août 2005 (AVCA), elles contestent lors de cette procédure qui sera examinée ce mardi et mercredi le non-lieu prononcé dans ce dossier par un juge d'instruction le 26 juin 2015, à l'issue d'une information judiciaire ouverte contre X en 2005, du chef d'homicide involontaire.
Le dernier des cinq magistrats nommés dans ce dossier a suivi le réquisitoire du ministère public et retenu la responsabilité des pilotes dans la chute de l'avion MD 82. L'AVCA avait aussitôt fait appel.
Pour la justice, c'est l'action des pilotes, en prenant les commandes d'un avion surchargé, en montant trop haut, en suivant une route dangereuse au vu des conditions météorologiques et en ne réagissant pas lorsque l'avion a décroché qui a entraîné la chute de l'appareil.
Une version formellement contestée par les avocats des familles de victimes qui voient, dans ce dossier, "toute une autre chaîne de responsabilités".
"La justice s'intéresse seulement aux dernières minutes de ce vol. Tout ce qui est survenu en amont ne compte pas", regrette Me Corinne Boulogne Yang-Ting, l'une des avocates de l'association, citant des cartes météo erronées.
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"Or, dans ce type de dossiers, le code pénal prévoit qu'il y a des responsabilités directes et des responsabilités indirectes", compte plaider Me Emmanuel Rosenthal, du Barreau de Nantes, au nom de la Fédération Nationale des Victimes d'Attentats et d'Accidents Collectifs. "On ne nie pas que les pilotes aient pu faire des fautes de navigation mais toutes les autres pistes, que ce soit le broker à Miami, la compagnie elle-même ou l'aviation civile, n'ont pas été explorées."
À l'issue de deux jours d'audience, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Fort-de-France décidera si elle confirme le non-lieu ou ordonne un complément d'information.
Le 16 août 2005, après avoir décollé du Panama, l'avion MD82 des 160 victimes (152 Martiniquais et 8 membres d'équipage colombiens) s'était écrasé à Machiques, dans la province de Marcaïbo, au Venezuela. Neuf jours plus tard, une journée de deuil national avait été observée et une cérémonie d'hommage aux victimes organisée à Fort-de-France, en présence des présidents français et vénézuéliens, Jacques Chirac et Hugo Chavez.
(Rodolphe Lamy, édité par Yves Clarisse)
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