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Soleimani à Bagdad pour des discussions sur le futur gouvernement irakien

reuters.com  |   |  357  mots
Soleimani a bagdad pour des discussions sur le futur gouvernement irakien[reuters.com]
(Crédits : Stringer Iraq)

BAGDAD (Reuters) - Le général iranien Qassem Soleimani, commandant des opérations extérieures du corps des gardiens de la Révolution, se trouve à Bagdad pour des discussions sur la formation du futur gouvernement irakien, a-t-on appris mercredi auprès de deux sources proches du processus politique en cours.

Soleimani, ajoute-t-on de même source, est arrivé dans la capitale irakienne samedi, soit le jour des élections législatives irakiennes dont les premiers résultats donnent en tête, et à la surprise générale, la liste de Moktada al Sadr, un des rares dirigeants chiites irakiens à avoir pris ses distances avec l'Iran.

La liste d'Hadi al Amiri, un chef de milice chiite soutenu par Téhéran, arrive en deuxième position; le Premier ministre sortant Haïdar al Abadi n'arriverait qu'à la troisième place.

L'objectif de Soleimani, qui dirige la force Al Qods, est de favoriser l'émergence à Bagdad d'un gouvernement qui aurait l'approbation de Téhéran, ont ajouté ces deux sources, dont l'une sert d'intermédiaire entre Sadr et d'autres responsables politiques irakiens.

Les discussions formelles sur la mise en place d'une nouvelle coalition débuteront après l'annonce des résultats officiels du scrutin, attendue dans la semaine.

Avant les élections, les premières depuis la défaite militaire des djihadistes sunnites du groupe Etat islamique (EI), l'Iran avait indiqué qu'il ne permettrait pas que l'alliance de Sadr, formée avec les communistes et d'autres organisations laïques qui ont participé aux manifestations qu'il avait organisées en 2016 pour protester contre la corruption, puisse gouverner.

De son côté, Sadr a clairement dit qu'il n'était pas enclin à passer un compromis avec Hadi al Amiri ou Nouri al Maliki, ex-Premier ministre et autre figure de la communauté chiite, la communauté majoritaire en Irak.

Depuis le renversement de Saddam Hussein, en 2003, le poste de Premier ministre est dévolu à un chiite, la présidence du Parlement revient à un sunnite et la présidence, poste largement protocolaire, est réservé à la communauté kurde. Tous trois sont désignés par les parlementaires.

(Maher Chmaytelli; Henri-Pierre André pour le service français)