L'extrême-droite hongroise divisée entre radicaux et modérés
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L'extreme-droite hongroise divisee entre radicaux et moderes
BERNADETT SZABO
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L'extreme-droite hongroise divisee entre radicaux et moderes
BERNADETT SZABO
BUDAPEST (Reuters) - Les défenseurs d'une ligne plus dure au sein de la principale formation d'opposition hongroise, le Jobbik, ont réclamé mardi un retour aux ses positions initiales d'extrême droite du parti, xénophobes et hostiles à l'Union européenne.
Le Jobbik, qui ne parvenait pas à gagner du terrain sur la base d'un programme d'extrême droite, s'est recentré, alors même que le Premier ministre Viktor Orban évoluait vers une droite plus radicale, avec ses mesures anti-migrants.
Mais le scrutin du 8 avril dernier a permis à Viktor Orban de rempiler pour un troisième mandat avec une majorité des deux-tiers au parlement magyar.
Le vice-président du Jobbik, Laszlo Toroczkai, âgé de 40 ans, a annoncé à la presse la création d'une nouvelle plateforme plus radicale et a donné aux dirigeants du parti jusqu'au 23 juin pour l'intégrer à la politique du parti.
"S'ils ne négocient pas avec nous, ou qu'ils rejettent la plateforme, cela pourrait mener à une scission, qui serait dommageable pour le Jobbik", a-t-il dit.
Cette nouvelle ligne radicale intègre des mesures fidèles aux idées initiales du parti, comme la fin de l'immigration, une ligne plus dure envers la communauté Roms et le soutien des minorités hongroises des pays voisins.
Les résultats décevants lors des législatives ont contraint le président du Jobbik, Gabor Vona, à démissionner.
Lors d'un congrès du parti début mai, Tamas Sneider, un modéré de 45 ans, a remporté 53,8% des suffrages devant Laszlo Toroczkai, avec 46,2% des voix.
"Ces 46% obligent le parti à s'engager avec (notre) plateforme, qui englobe près de la moitié des membres du parti", estime le candidat malheureux à la direction de la formation d'extrême-droite.
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Un porte-parole du Jobbik considère que cette plateforme n'est pas légitime, ajoutant que la ligne modérée adoptée récemment par le parti avait permis d'élargir sa base électorale.
(Marton Dunai, Arthur Connan pour le service français)
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