Maas constate le fossé entre les USA et les Européens sur l'Iran
reuters.com

Maas constate le fosse entre les usa et les europeens sur l'iran
Yuri Gripas
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Maas constate le fosse entre les usa et les europeens sur l'iran
Yuri Gripas
WASHINGTON (Reuters) - L'Europe et les Etats-Unis restent profondément divisés sur la manière de procéder après le retrait américain de l'accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien, a déclaré mercredi le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, en visite à Washington.
"Je pense que nous sommes toujours très loin d'un compromis", a-t-il dit après avoir rencontré coup sur coup le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, puis le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo.
"Nous sommes engagés sur deux voies entièrement différentes", a poursuivi le chef de la diplomatie allemande.
Heiko Maas a dit espérer qu'il serait possible de parvenir à des résultats plus concrets si une rencontre à quatre entre les Etats-Unis, l'Allemagne et la France et la Grande-Bretagne - les deux autres puissances européennes signataires de l'accord de 2015 - pouvait être organisée.
Le ministre allemand a indiqué avoir dit à ses interlocuteurs américains que l'Europe était "très, très unie" dans son soutien à l'accord qui prévoit un encadrement strict du programme nucléaire de l'Iran en échange d'une levée des sanctions. "Nous ne voulons pas d'une prolifération des armes nucléaires dans notre voisinage élargi", a-t-il réaffirmé.
Donald Trump, en dépit du pressing diplomatique de ses alliés européens, a dénoncé l'accord le 8 mai dernier. Mike Pompeo a exposé en début de semaine les conditions exigées par Washington pour surseoir au rétablissement de ses sanctions contre la république islamique.
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Maas a rappelé que les pays européens partageaient les inquiétudes américaines concernant le programme balistique iranien et les initiatives de la république islamique au Moyen-Orient mais qu'ils estimaient que ces dossiers devaient être abordés sans pour autant remettre en question l'accord de Vienne.
Des représentants des trois puissances européennes signataires du Plan d'action global conjoint (PAGC) et de la Chine et de la Russie, elles aussi parties prenantes à cet accord, rencontreront ce vendredi à Vienne des représentants iraniens.
Le Guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, a dressé mercredi la liste des exigences qui devront être respectées par les puissances européennes sous peine de voir Téhéran dénoncer à son tour l'accord de 2015.
(Roberta Rampton; Henri-Pierre André pour le service français)
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