Moscou dément être impliqué dans le meurtre d'un journaliste russe à Kiev
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Moscou dement etre implique dans la mort d'un journaliste a kiev
Grigory Dukor
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Moscou dement etre implique dans la mort d'un journaliste a kiev
Grigory Dukor
MOSCOU (Reuters) - Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a démenti mercredi toute implication de la Russie dans l'assassinat la veille à Kiev du journaliste russe Arkadi Babtchenko, critique virulent de Vladimir Poutine.
Babtchenko, 41 ans, qui avait exprimé son opposition à la politique russe dans l'est de l'Ukraine et en Syrie, avait fui son pays début 2017 à la suite de menaces de mort, après avoir écrit qu'il ne regrettait pas le décès de militaires russes tués dans l'accident de leur avion de transport en 2016.
Un avion militaire russe Tu-154 s'est abîmé en mer Noire le 25 décembre 2016 peu après son décollage de Sotchi à destination de la Syrie. Les 92 personnes à bord, dont 64 membres des Choeurs de l'Armée rouge, ont péri dans l'accident.
Mardi, un homme a tiré en pleine rue plusieurs balles dans le dos du journaliste, qui a succombé dans l'ambulance qui l'amenait à l'hôpital.
Le Premier ministre ukrainien, Volodimir Groysman, a affirmé dès mardi soir être convaincu que "la machine totalitaire russe" n'avait pas pardonné à Babtchenko ses critiques contre le régime.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Pavlo Klimkine, a déclaré pour sa part qu'il était prématuré de tirer des conclusions sur cette affaire, tout en notant "une étonnante similitude avec les méthodes de déstabilisation utilisées par la Russie".
Pour Sergueï Lavrov, ces affirmations s'inscrivent dans une grossière campagne antirusse.
Alexandre Bortnikov, le chef du FSB, les services de renseignement russes, a également démenti toute implication de la Russie.
Quant au porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, il a dénoncé le "cynisme" et le "fanatisme antirusse" des dirigeants ukrainiens, en souhaitant "une enquête approfondie et objective" sur cet assassinat. Moscou a proposé sa coopération.
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Dmitri Peskov a ajouté que l'Ukraine était devenue un pays dangereux pour les journalistes.
Babtchenko est le quatrième opposant au Kremlin tué à Kiev en deux ans. A chaque fois, l'Ukraine a mis en cause la Russie mais les enquêtes n'ont pas abouti.
(Matthias Williams et Andrew Osborn, avec Tom Balmforth et Maria Kiselyova; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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