Kenya: La justice suspend une partie de la loi "anti-fake news"
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Kenya: la justice suspend une partie de la loi "anti-fake news"
Dado Ruvic
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Kenya: la justice suspend une partie de la loi "anti-fake news"
Dado Ruvic
NAIROBI (Reuters) - La justice kényane a suspendu mercredi l'application de plusieurs articles d'une nouvelle loi sur la cybercriminalité visant à prévenir la propagation de "fake news", après une plainte de journalistes et de blogueurs qui dénonçaient une remise en cause de la liberté d'expression.
La loi, promulguée il y a deux semaines par le président Uhuru Kenyatta, criminalise la publication d'informations fausses, trompeuses ou fictives, le piratage informatique, le cyber-espionnage ou la pédopornographie.
L'Association des blogueurs kényans (BAKE) et l'Union des journalistes kényans (KUJ) avaient saisi la justice pour contester certaines dispositions du texte qu'ils considèrent liberticides.
Le juge de la Cour suprême, Chacha Mwita, a énuméré mardi 26 articles de la loi qui pourraient nuire aux droits fondamentaux et aux libertés et il a interdit, à titre conservatoire, que des poursuites judiciaires soient engagées en vertu de ces articles jusqu'à ce qu'une décision sur le fond soit rendue, le 18 juillet.
"Ces articles prétendent réguler la diffusion de fausses informations mais malheureusement, c'est anticonstitutionnel (...) Il y a des déjà lois pour résoudre les cas où des personnes mentent, nous n'avons pas besoin de cela", a souligné le directeur du BAKE, James Wamathai.
(John Ndiso, Arthur Connan pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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