Brexit: Londres envisagerait un statut à part pour l'Irlande du Nord
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Brexit: londres va proposer un statut a part pour l'irlande du nord
Simon Dawson
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Brexit: londres va proposer un statut a part pour l'irlande du nord
Simon Dawson
LONDRES (Reuters) - Londres pourrait proposer aux Européens d'accorder à l'Irlande du Nord un statut britannique et européen afin d'aplanir les divergences qui entravent les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a-t-on appris de source gouvernementale, confirmant des informations parues dans le Sun.
Il ne s'agit que d'une proposition parmi d'autres et il est possible qu'elle ne soit jamais soumise à l'UE, a-t-on toutefois précisé de même source.
Européens et Britanniques excluent le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, province du Royaume-Uni, afin de ne pas réveiller les tensions communautaires sur l'île.
L'UE souligne cependant que l'absence de frontière est incompatible avec la sortie britannique du marché unique et de l'union douanière.
Le projet rapporté par le Sun vise à accorder un statut particulier à l'Irlande du Nord pour qu'elle puisse commercer avec l'UE et à instaurer une zone tampon qui permettrait d'éviter le rétablissement d'une frontière "dure" avec la République d'Irlande.
Le gouvernement envisage d'établir une zone d'une quinzaine de kilomètres de large tout au long de la frontière pour les commerçants locaux, comme par exemple les producteurs de lait.
Les dispositions commerciales européennes subsisteraient dans cette zone après le Brexit, a indiqué un haut responsable britannique s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.
Sammy Wilson, un député du Parti unioniste démocratique (DUP) nord-irlandais dont le soutien parlementaire est nécessaire à la Première ministre Theresa May, a rejeté une telle idée.
"Ces arrangements compliqués sont uniquement évoqués parce que le gouvernement n'a pas été capable de dire clairement à l'UE (...) que nous allions quitter l'union douanière et le marché unique", a-t-il déclaré.
"Au lieu d'avancer un tas d'idées mal ficelées, il est temps que le gouvernement dise de façon claire aux négociateurs de l'UE que la Première ministre s'en tient à son engagement - mieux vaut pas d'accord du tout qu'un mauvais accord."
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Martina Anderson, eurodéputée du Sinn Fein, principal parti nationaliste irlandais en Irlande du Nord, a estimé qu'une telle solution ne réglerait pas la question de la frontière.
"Créer une zone tampon, cela ne ferait que déplacer le problème, en cachant en fait une frontière 'dure' au sein de cette zone tampon", a-t-elle dit.
Même scepticisme de la part de diplomates et responsables européens.
"On n'a rien entendu à ce sujet mais on voit mal comment cela pourrait marcher", a dit un responsable de l'UE.
John McGrane, directeur général de la Chambre de commerce irlando-britannique, a estimé qu'il était bien tard pour avancer des idées "vagues et impossibles à mettre en oeuvre".
(Andrew MacAskill et Padraic Halpin, avec Alastair Macdonald et Amanda Ferguson; Nicolas Delame, Arthur Connan et Guy Kerivel pour le service français)
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