Johnson n'exclut pas un "effondrement" du Brexit
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Johnson n'exclut pas un "effondrement" du brexit
TOBY MELVILLE
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Johnson n'exclut pas un "effondrement" du brexit
TOBY MELVILLE
ANKARA (Reuters) - Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson n'exclut pas l'hypothèse d'un "effondrement" du Brexit mais assure que "tout finira bien", selon des propos enregistrés secrètement lors d'un dîner pour le site BuzzFeed, qui les a diffusés jeudi.
Le secrétaire au Foreign Office ne tarit pas non plus d'éloges pour la méthode de négociation de Donald Trump.
"Je pense que (la Première ministre britannique) Theresa (May) va entrer dans une phase plus combative avec Bruxelles", a prédit Boris Johnson lors de ce dîner mercredi soir.
"Vous devez accepter le fait que tout pourrait s'effondrer. OK ? Je veux que personne ne panique pendant l'effondrement. Pas de panique. Pro bono publico, pas de fichue panique. Tout va bien se passer à la fin."
"Imaginez Trump faisant le Brexit", a ajouté Johnson.
"Il s'engagerait durement. (...) Il y aurait toutes sortes de ruptures, de chaos. Tout le monde penserait qu'il est devenu fou. Mais on pourrait finalement obtenir quelque chose. C'est une très très bonne méthode."
Boris Johnson, héraut du Brexit pendant la campagne pour le référendum de juin 2016, a également critiqué le ministre des Finances Philip Hammond, considéré comme l'un des membres les plus pro-européens du gouvernement.
Le Treasury est "en gros le coeur du Remain" (maintien dans l'UE) et s'emploie à empêcher la Grande-Bretagne d'avoir une politique commerciale totalement libre, a déclaré Boris Johnson.
Le chancelier de l'Echiquier a répondu vendredi qu'une approche collaborative était préférable à la méthode de la confrontation dans les négociations avec l'UE.
Theresa May a confiance en Boris Johnson, a déclaré quant à elle une porte-parole de la Première ministre.
"La Première ministre sait que son gouvernement travaille dur pour satisfaire la volonté du peuple et reprendre le contrôle de notre argent, de nos lois et de nos frontières", a-t-elle ajouté.
(Costas Pitas; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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