Londres publie ses lignes directrices en cas de Brexit sans accord
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Londres publie ses lignes directrices en cas de brexit sans accord
Henry Nicholls
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Londres publie ses lignes directrices en cas de brexit sans accord
Henry Nicholls
par Kylie MacLellan
LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a publié jeudi une première série de fiches techniques présentant à ses entreprises et ressortissants les conséquences d'une sortie de l'Union européenne sans accord, tout en répétant que cette hypothèse n'est pas privilégiée.
Londres prévoit de diffuser quelque 80 fiches dans les prochaines semaines pour permettre à chacun de prendre ses dispositions dans le cas où le Brexit se traduirait, en mars 2019, par la "fin de la libre circulation des marchandises entre le Royaume-Uni et l'Union européenne".
Les entreprises britanniques, qui redoutent les conséquences potentiellement dévastatrices d'un Brexit "dur", ont exprimé à maintes reprises leur souhait de savoir si le gouvernement était préparé à faire face à cette éventualité.
Dans ses premières "lignes directrices" publiées jeudi, le gouvernement souligne que les entreprises seront soumises à un surcroît de démarches administratives et douanières et qu'elles devront peut-être s'acquitter dans certaines circonstances de la TVA en amont des transactions.
Il prévient par ailleurs que les ressortissants britanniques subiront sans doute une hausse des frais bancaires pour les paiements par carte de crédit dans l'UE et que ceux qui vivent en Europe, soit environ un million de personnes, pourraient ne plus avoir accès à leurs comptes bancaires au Royaume-Uni.
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Lors de la présentation des fiches, le ministre chargé du Brexit, Dominic Raab, s'est néanmoins voulu rassurant à l'égard des consommateurs, dont il a assuré qu'ils ne seraient que "peu affectés" par un éventuel Brexit sans accord.
"MONDE IMAGINAIRE"
Il a aussi insisté sur le fait que le gouvernement de Theresa May demeurait déterminé à conclure un accord avec l'UE, même si plusieurs ministres, dont celui du Commerce, Liam Fox, et celui des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, ont récemment jugé que le risque de "no deal" avait augmenté.
"Nous sommes confiants dans le fait qu'un bon accord est à portée de main", a déclaré Dominic Raab. "Cela demeure notre priorité numéro un."
"En tant que gouvernement responsable, nous avons le devoir de planifier chaque éventualité", a-t-il toutefois ajouté. "Pour ce faire, nous devons avoir un débat raisonnable, responsable et réaliste sur ce que signifie concrètement une situation sans accord."
Le gouvernement travaille en particulier avec l'industrie pharmaceutique pour constituer un stock de six semaines de médicaments en plus de la consommation habituelle, a précisé Dominic Raab.
La santé est l'un des secteurs les plus vulnérables en cas de retrait brutal du Royaume-Uni du système paneuropéen de réglementation des médicaments.
Réagissant à la publication des directives gouvernementales, la CBI, principale organisation patronale britannique, a estimé qu'elles démontraient la dangerosité des positions défendues par les partisans d'un Brexit dur.
"Ces documents montrent que ceux qui prétendent qu'il est possible de faire route à part avec l'UE sur les règles de l'Organisation mondiale du commerce vivent dans un monde imaginaire, dans lequel les faits n'ont pas leur place face à l'idéologie", a commenté la CBI.
(Tangi Salaün pour le service français, édité par Marc Angrand)
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