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Mélenchon veut infliger une "raclée démocratique" à Macron

reuters.com

Publié le 26 août 2018 à 09:28 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:37

Melenchon veut infliger une "raclee democratique" a macron

Melenchon veut infliger une "raclee democratique" a macron

Jean-Paul Pelissier

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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par par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a signé samedi à Marseille la rentrée politique de La France insoumise (LFI) en développant une stratégie résolument hostile à la politique d'Emmanuel Macron et en se projetant vers les élections européennes de 2019.

Tout au long des universités d'été de LFI, sa garde rapprochée avait préparé le terrain en insistant sur cette première échéance électorale après la présidentielle et les législatives de 2017, qui ont permis aux "insoumis" de constituer un groupe de 17 députés à l'Assemblée.

Une orientation réaffirmée avec force par l'ex-sénateur et ancien candidat à la présidentielle, qui s'est livré pendant plus d'une heure et demie à une attaque en règle de la politique du chef de l'Etat et de l'actuel exécutif européen.

"On ne va pas perdre l'occasion d'une élection Nous allons faire de cette élection un référendum anti-Macron", a promis le député de Marseille.

"Nous voulons lui mettre une raclée démocratique qu'il entende le peuple français lui dire 'au revoir'", a-t-il ajouté avant de poursuivre à l'adresse d'Emmanuel Macron : "Nous voilà, nous venons vous chercher et nous allons vous trouver."

Il a souligné qu'un référendum anti-Macron revenait à un référendum contre l'Europe, "car M. Macron n'existe pas, M. Macron est juste le petit copiste de la Commission européenne et de (la chancelière allemande) Mme Merkel."

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Il a ainsi accusé les principales réformes engagées ou envisagées par le chef de l'Etat, comme celles du Code du travail, de la SNCF ou des retraites, de ne répondre qu'aux injonctions de la Commission européenne.

Tirant les leçons de l'échec des dernières mobilisations sociales, il a dit ne pas vouloir reproduire les mêmes erreurs lors de la bataille de la réforme des retraites, susceptible selon lui d'influencer le résultat des européennes.

"C'est pourquoi ce référendum européen devient un référendum anti-Macron : il faut lui dire stop, ça suffit, dégagez !"

Il a répondu au passage à Christophe Castaner, le délégué général du parti présidentiel, La République en marche (LaRem), qui l'a accusé de "détester toujours autant l'Europe".

LA CARTE DU RASSEMBLEMENT

Le ministre des Relations avec le Parlement avait déclaré sur Twitter que l'enjeu du scrutin de 2019 était de décider des politiques européennes pour 450 millions de personnes, "pas de refaire le match qu'il (Mélenchon) a perdu en 2017".

"Il faut vraiment qu'ils aient la pétoche", a ironisé Jean-Luc Mélenchon, qui a dit vouloir envoyer un "commando de combat" au Parlement européen.

Il avait auparavant consacré un long volet de son discours à sa vision de l'écologie politique, qui doit selon lui permettre de changer le monde mais "ne consiste pas à coller bout à bout toutes les causes écologiques".

"Il faut un programme qui englobe le tout. Nous devons tout changer du processus de production", a-t-il dit expliqué.

Il a ainsi réitéré sa proposition d'introduire une "règle verte" dans la Constitution et appelé de ses voeux la mise en place d'une "planification écologique" mettant "en rapport tous les compartiments de la production".

Il a réitéré la volonté de LFI d'interdire immédiatement le glyphosate, pesticide réputé dangereux pour la santé, et annoncé le dépôt à la rentrée d'une proposition de loi en ce sens.

"Nous la signerons avec tous ceux qui veulent la signer. Le contenu d'abord, les étiquettes après, et nous tendons la main à tous ceux qui veulent la saisir. Nous sommes prêts à organiser une votation dans le pays", a-t-il expliqué.

A dix mois de l'échéance européenne du 26 mai 2019, LFI entend clairement jouer la carte du rassemblement pour bousculer la majorité présidentielle, en tête des intentions de vote.

Le mouvement a pour cela ouvert ses universités d'été aux autres partis de gauche comme de droite, à l'exception du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen

Des élus du Parti communiste, du Parti socialiste et des Républicains (LR) ont ainsi pris la parole dans le cadre de débats qui ont réuni 3.200 personnes selon les organisateurs.

"Je veux remercier les parlementaires de droite qui ont accepté de venir discuter avec nous. Ce sont des courageux", a souligné en préambule Jean-Luc Mélenchon.

(Edité par Emmanuel Jarry)

reuters.com

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