Des centaines de Vénézuéliens entrent au Pérou sans passeport
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Des centaines de venezueliens entrent au perou sans passeport
DOUGLAS JUAREZ
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Des centaines de venezueliens entrent au perou sans passeport
DOUGLAS JUAREZ
LIMA (Reuters) - Des centaines de Vénézuéliens fuyant la pauvreté sont entrés au Pérou samedi en provenance de l'Equateur, ont annoncé les autorités péruviennes, malgré l'entrée en vigueur d'une nouvelle règle les obligeant à présenter un passeport pour entrer dans le pays.
Le Pérou a mis en place cette obligation de passeport samedi en raison d'une multiplication par quatre du nombre de migrants arrivés du Venezuela au cours des huit derniers mois. De nombreux Vénézuéliens ont du mal à obtenir un passeport et arrivent avec une simple carte d'identité nationale.
"Il y a des centaines de personnes qui ont présenté une demande de statut de réfugié, une procédure qui permet aux personnes sans passeport d'entrer", a déclaré Abel Chiroque, directeur du bureau du Médiateur dans la ville frontalière de Tumbes. "Nous devons agir humainement avec cette population vulnérable."
D'autres migrants, à savoir les enfants, les femmes enceintes, les malades et les personnes âgées, ont été autorisés à entrer pour des raisons humanitaires, a-t-il ajouté.
L'Équateur et le Pérou ont resserré ce mois-ci les conditions d'entrée pour les migrants vénézuéliens en réponse à l'afflux croissant de migrants. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré vendredi que l'exode des Vénézuéliens atteignait un stade critique et a appelé le Pérou et l'Equateur à assouplir les restrictions.
Abel Chiroque dit avoir reçu des informations relatives à un possible trafic d'êtres humains et se dit préoccupé par les cas d'enfants et d'adolescents voyageant seuls ou accompagnés par des adultes qui ne sont pas des membres directs de la famille.
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Il cite le cas de sept enfants qui voyageaient sans parents et qui ont été placés dans un organisme géré par l'État à Tumbes jusqu'à ce que les autorités puissent "résoudre leur situation".
Le nombre croissant de personnes fuyant la crise économique et les troubles politiques au Venezuela, menace de déstabiliser les pays voisins. Des responsables colombiens, équatoriens et péruviens doivent se réunir la semaine prochaine à Bogota, la capitale colombienne, pour trouver une issue.
(Marco Aquino; Danielle Rouquié pour le service français)
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