Les députés iraniens pas convaincus par l'audition de Rohani
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Rohani auditionne par les deputes iraniens
Keith Bedford
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Rohani auditionne par les deputes iraniens
Keith Bedford
LONDRES (Reuters) - Les députés iraniens n'ont pas été convaincus mardi par les explications du président iranien Hassan Rohani sur la manière dont son gouvernement gère les problèmes économiques que rencontre la République islamique après le rétablissement des sanctions américaines plus tôt dans le mois, rapporte l'agence Tasnim.
C'est la première fois que le parlement iranien convoquait ainsi Hassan Rohani, président modéré, qui est pressé par les "durs" du régime de réformer son gouvernement après la détérioration des relations entre Téhéran et Washington et les difficultés économiques croissantes du pays.
La gestion de la chute de la devise iranienne, le rial, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le mois d'avril, ainsi que sur la faiblesse de la croissance économique et la hausse du chômage suscitent les interrogations des députés.
Selon Rohani, les difficultés économiques ont débuté lors des manifestations contre le gouvernement en début janvier, au cours desquelles de nombreux Iraniens protestaient contre la hausse des prix.
"Les manifestations ont convaincu (Donald) Trump de sortir de l'accord iranien", a-t-il estimé, demandant aux députés de soutenir son cabinet et de ne pas exacerber le sentiment antigouvernemental.
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Le président américain a décidé en mai dernier de sortir de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et de rétablir des sanctions contre l'Iran.
Un premier train de sanctions a été rétabli au début du mois, ciblant le commerce de l'or et des métaux précieux, les achats de dollars sur les marchés et l'industrie automobile.
"Nous ne laisserons pas cette bande d'anti-Iraniens à la Maison Blanche comploter contre nous (...) Nous n'avons pas peur de l'Amérique ou des problèmes économiques. Nous surmonterons les difficultés", a-t-il dit lors de son allocution diffusée sur la télévision officielle.
Selon l'agence Tasnim, qui s'appuie sur le vote à l'issue de la session parlementaire, les députés n'ont pas été convaincus par les explications de Rohani et ont décidé de soumettre l'affaire à la justice.
(Bozorgmehr Sharafedin; Pierre Sérisier, Jean Terzian et Arthur Connan pour le service français)
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