Pays-Bas-Caricatures: Un homme arrêté pour menaces envers Wilders
reuters.com

Pays-bas-caricatures: un homme arrete pour menaces envers wilders
Francois Walschaerts
reuters.com

Pays-bas-caricatures: un homme arrete pour menaces envers wilders
Francois Walschaerts
AMSTERDAM (Reuters) - La police néerlandaise a arrêté mardi un homme de 26 ans soupçonné d'avoir menacé de s'en prendre à Geert Wilders, le chef de file de l'extrême droite, à cause de son projet de concours de caricatures du prophète Mahomet, a déclaré mercredi un porte-parole de la police.
L'individu a été interpellé à la gare centrale de La Haye, a précisé le porte-parole, Jan Rensen.
Le suspect, dont la nationalité n'a pas été déterminée, avait diffusé lundi sur Facebook une vidéo dans laquelle il disait se trouver à cinq minutes du parlement.
"Ma seule cible, c'est ce blasphémateur (Wilders)", disait l'homme dans la vidéo. "Je pense que Dieu m'aidera à réussir(...). Ils se livrent à des plaisanteries sur notre prophète".
Le suspect doit être présenté vendredi à un juge, a indiqué la police néerlandaise.
Les représentations de Mahomet sont interdites par l'islam, qui les considèrent comme "idolâtres". Et la majeure partie des musulmans jugent gravement offensantes les caricatures de leur prophète.
Geert Wilders, dont le Parti de la liberté, populiste et anti-islam, est devenu la deuxième force politique des Pays-Bas, compte organiser le concours de caricatures pour souligner qu'il a le droit de le faire en vertu de la liberté d'expression dans son pays.
Ce concours aura lieu dans les bureaux affectés à son parti au parlement néerlandais.
Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a déclaré qu'il ne soutenait pas le concours envisagé par Wilders, mais il a ajouté qu'il défendrait le droit de celui-ci à l'organiser.
La perspective de ce concours fait des vagues jusqu'en Asie - au Pakistan, où un parti islamiste a réclamé mercredi l'expulsion de l'ambassadeur des Pays-Bas.
Plusieurs milliers de partisans du Tehreek-e-Labbaik se sont rassemblés à Lahore, dans l'est du Pakistan, mercredi pour presser le nouveau Premier ministre, Imran Khan, de rompre les relations diplomatiques avec les Pays-Bas. Ils menacent de porter leur mouvement dans la capitale, Islamabad.
"L'ambassadeur des Pays-Bas doit être expulsé sans attendre", a dit à Reuters le porte-parole du Tehreek-e-Labbaik, Ejaz Ashrafi. "Nous n'arrêterons (notre mouvement) que lorsque le gouvernement aura accédé à notre demande".
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(Toby Sterling à Amsterdam et Saad Sayeed à Islamabad; Eric Faye pour le service français)
reuters.com