Les procédures n'ont pas été suivies pour la nomination de Selmayr
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Les procedures n'ont pas ete suivies pour la nomination de selmayr
VINCENT KESSLER
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Les procedures n'ont pas ete suivies pour la nomination de selmayr
VINCENT KESSLER
BRUXELLES (Reuters) - Les procédures n'ont pas été respectées lors de la nomination en début d'année par Jean-Claude Juncker de Martin Selmayr, son directeur de cabinet, comme secrétaire général de la Commission européenne, écrit la médiatrice européenne Emily O'Reilly dans un rapport publié mardi.
A propos de ce qui a été parfois présenté comme une "promotion express" sans véritable mise en concurrence, la médiatrice signale quatre anomalies administratives qui auraient été évitées si les règles avaient été correctement suivies "dans l'esprit et dans la lettre".
Elle évoque le fait que le départ du prédécesseur de Martin Selmayr, Alexander Italianer, a été jusqu'au bout tenu secret, ce qui a entraîné une "situation d'urgence artificielle" pour assurer son remplacement.
De plus, la médiatrice s'étonne que Martin Selmayr ait été désigné secrétaire général adjoint de la Commission quelques minutes seulement avant d'être nommé secrétaire général.
Emily O'Reilly critique aussi l'attitude de la Commission face aux interrogations des médias et ses réponses "défensives, évasives et parfois agressives".
Elle reproche enfin aux commissaires européens de ne pas s'être demandé pourquoi Jean-Claude Juncker se précipitait ainsi pour accorder à son bras droit un nouveau poste, le plus élevé dans l'administration bruxelloise.
Dans un communiqué, le commissaire Günther Oettinger, chargé des ressources humaines, note que "bien que nous ne partagions pas tous les points qui sous-tendent ce rapport, nous nous félicitons que la médiatrice (...) ne conteste ni la légalité de la procédure de nomination du secrétaire général, ni le choix du candidat".
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Lors du point de presse quotidien, le porte-parole de la Commission a réaffirmé de son côté que l'exécutif européen ne voyait aucun conflit d'intérêt dans la nomination de Selmayr.
La médiatrice européenne écrit que les comportements qu'elle met en exergue dans son rapport risquent de jeter le soupçon sur le fonctionnement des institutions européennes. Elle préconise en conséquence de revoir les procédures de nomination des hauts responsables de la Commission.
En avril, le Parlement européen avait demandé à la Commission de "réévaluer" la procédure de nomination de Selmayr, un juriste allemand membre de la CDU d'Angela Merkel.
"La nomination en deux étapes du secrétaire général pourrait être considérée comme un acte de népotisme, à la limite de la légalité, voire au-delà", affirmaient les eurodéputés dans une résolution élaborée par leur commission du Contrôle budgétaire.
(Alastair Macdonald avec Francesco Guarascio; Guy Kerivel et Henri-Pierre André pour le service français)
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