USA/Cour suprême: Début des auditions de Kavanaugh au Sénat
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Usa/cour supreme: debut des auditions de kavanaugh au senat
Chris Wattie
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Usa/cour supreme: debut des auditions de kavanaugh au senat
Chris Wattie
WASHINGTON (Reuters) - L'audition publique du candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, a débuté mardi au Sénat américain, où les démocrates se plaignent de ne pas avoir accès aux dossiers concernant son travail à la Maison blanche sous la présidence de George W. Bush, entre 2003 et 2006.
Brett Kavanaugh, magistrat catholique de 53 ans et figure du camp conservateur, a été choisi par Donald Trump pour siéger à la Cour suprême après le départ à la retraite du juge Anthony Kennedy, âgé de 81 ans, le 9 juillet dernier.
Les avocats de la Maison blanche ont passé au peigne fin les documents le concernant depuis sa collaboration avec George W. Bush et décidé que 27.000 d'entre eux seraient protégés par le "privilège constitutionnel".
L'audition a été ouverte mardi par le président de la commission des affaires judiciaires du Sénat, Chuck Grassley. Les élus démocrates ont aussitôt demandé à avoir accès aux documents "protégés" et ont réclamé l'ajournement de la séance.
Pour les républicains, les documents disponibles sont bien plus que suffisants pour se faire une idée de la personnalité et du travail passé de Brett Kavanaugh. Ils accusent les démocrates de vouloir obtenir un report de l'audition pour des raisons purement politiques.
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"Un bon juge doit être un arbitre - un arbitre neutre et impartial qui ne favorise aucun camp, aucune politique", devait souligner Kavanaugh dans sa déclaration devant les sénateurs.
Brett Kavanaugh doit remporter la majorité des voix au Sénat pour que sa nomination par Donald Trump soit entérinée. La majeure partie des républicains, qui contrôlent une très étroite majorité au Sénat, devraient lui apporter leurs suffrages.
Le candidat de Donald Trump est une personnalité bien connue à Washington. Il a été partie prenante dans certaines des plus grandes controverses des deux dernières décennies.
Il a ainsi aidé à enquêter sur l'ancien président démocrate Bill Clinton dans les années 1990 en travaillant pour le procureur indépendant Kenneth Starr dans l'affaire du Monicagate.
Sa nomination, si elle est confirmée, ne changera pas l'orientation idéologique de la Cour suprême, dont cinq des neuf juges sont déjà de sensibilité conservatrice.
Mais il pourrait faire pencher l'institution encore un peu plus vers la droite. Alors qu'Antony Kennedy rejoignait parfois les juges "progressistes" lors de la prise de décisions sur les questions sociétales comme l'avortement et les droits des homosexuels, il est peu probable que son remplaçant fasse de même.
(Lawrence Hurley avec Lisa Lambert; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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