Union: Viktor Orban se défend avec virulence à Strasbourg
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Union: viktor orban se defend avec virulence a strasbourg
Vincent Kessler
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Union: viktor orban se defend avec virulence a strasbourg
Vincent Kessler
STRASBOURG (Reuters) - Le Premier ministre hongrois Viktor Orban s'est défendu mardi avec véhémence devant le Parlement européen, qui pourrait demander l'ouverture d'une procédure de sanctions contre son pays pour manquements répétés aux valeurs fondamentales de l'Union européenne.
Le dirigeant conservateur, souvent taxé de populisme, n'a pas répondu aux accusations portées contre lui mais s'est posé en défenseur de son peuple et de l'honneur de son pays.
"Je sais que vous vous êtes déjà fait une opinion (...). Je suis devant vous parce que vous n'allez pas condamner un gouvernement, mais vous allez condamner un pays et un peuple », a-t-il déclaré en rappelant les heures de gloire des Hongrois, dont l'insurrection de Budapest contre l'armée soviétique en 1956.
"Nous avons construit une clôture, arrêté des centaines de milliers de migrants clandestins, nous avons défendu la Hongrie et nous avons défendu l'Europe. Vous souhaitez la condamner parce que les Hongrois ont décidé que leur patrie ne serait pas un pays d'immigration », a-t-il ajouté.
La résolution qui sera soumise au vote du Parlement mercredi recense les multiples violations de la démocratie et des droits de l'homme constatées par les institutions européennes depuis l'arrivée au pouvoir du Fidesz, le parti de Viktor Orban, s'agissant de l'indépendance de la justice, de la liberté des médias, de la liberté académique ou du sort fait aux migrants et à ceux qui leur portent assistance.
La Commission européenne a formé en juillet un recours contre la Hongrie devant la Cour de justice de l'Union européenne pour non-conformité de sa législation en matière d'asile et de retour avec le droit de l'UE.
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Elle en avait formé un autre en décembre 2017 au sujet de ses lois relatives au financement étranger d'universités et d'organisations non gouvernementales (ONG).
Le Parti populaire européen, groupe dominant au Parlement européen dont est membre le Fidesz, pourrait renoncer à soutenir le dirigeant hongrois.
L'Allemand Manfred Weber, qui en préside le groupe au Parlement européen et qui est candidat à la présidence de la prochaine Commission européenne, n'a pas exclu cette hypothèse.
"Sans une volonté du gouvernement hongrois de résoudre le problème actuel, les préoccupations juridiques qui sont présentes, sans le début d'un dialogue, alors il faudrait activer l'article 7.1 », a-t-il dit.
L'article 7.1 du traité de l'Union européenne constitue la première étape d'une procédure de sanctions qui peut conduire le Conseil européen à priver un Etat membre de certains de ses droits, y compris ses droits de vote. Il n'a jamais été activé.
(Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet)
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