Brexit: Bruxelles restera ferme face à Londres, annonce Juncker
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STRASBOURG (Reuters) - La Grande-Bretagne ne doit pas attendre des représentants de l'Union européenne qu'ils revoient leurs demandes à la baisse dans les négociations sur le Brexit, dira mercredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans son discours sur l'état de l'Union, selon un représentant de l'UE.
Suggérer un assouplissement de la position de l'UE revient à envoyer un "mauvais signal", a ajouté le représentant européen, proche des négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, fixée au 29 mars prochain.
En début de semaine, le négociateur en chef européen sur le Brexit, Michel Barnier, a jugé possible un accord avec Londres dans un délai de six à huit semaines si chacun se montrait "réaliste".
Bruxelles et les Etats membres demeurent unis et déterminés à résister aux idées britanniques qui, selon eux, permettraient à Londres de profiter des avantages d'une sortie de l'UE sans en subir les inconvénients.
Jean-Claude Juncker, qui a entamé sa dernière année à la tête de la Commission européenne avant les élections de mai 2019, se prononcera par ailleurs en faveur d'une coopération étroite entre Bruxelles et Londres dans le futur, soulignant notamment l'unité affichée face à Moscou après la tentative d'assassinat sur l'ancien agent double russe Sergueï Skripal.
Si la Grande-Bretagne deviendra un "pays tiers" après le Brexit, dira-t-il, "elle ne sera jamais un pays tiers ordinaire pour l'UE".
Un thème important du discours que Jean-Claude Juncker prononcera devant le Parlement est la "souveraineté" de l'UE, soit sa capacité collective à façonner la politique mondiale.
Ainsi souhaite-t-il que l'Union montre sa force face à la politique protectionniste du président américain Donald Trump, avec lequel Juncker a convenu en juillet que Washington s'abstiendrait d'imposer des tarifs douaniers sur les exportations d'automobiles européennes pendant que les deux parties négociaient un abaissement de leurs barrières commerciales.
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Malgré la sortie imminente de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, la montée du populisme et les querelles sur la politique migratoire, le bloc est plus soudé qu'il n'y paraît et peut utiliser cette unité pour façonner le monde comme il le souhaite, dira Juncker.
(Alaistair Macdonald; Jean Terzian pour le service français)
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