Pékin "éduque" les musulmans du Xinjiang, fustige l'échec de l'Europe
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GENEVE (Reuters) - Les autorités chinoises ne persécutent pas les musulmans de la province du Xinjiang mais les "éduque" pour éviter la diffusion des idées extrémistes, alors que les pays européens ont échoué dans ce domaine, a déclaré jeudi un responsable chinois.
"Ce ne sont pas des mauvais traitements", a assuré Li Xiaojun, directeur de la communication au bureau des droits de l'homme du Conseil des affaires de l'Etat, l'administration gouvernementale chinoise.
"La Chine met en place des centres de formation professionnelle, des centres éducatifs", a-t-il poursuivi en réponse aux accusations de l'Onu selon laquelle au moins un million d'Ouïghours, ethnie musulmane du Xinjiang, seraient détenus dans des camps d'internement et de "rééducation".
Haut-Commissaire des droits de l'homme des Nations unies, Michelle Bachelet a appelé lundi Pékin à autoriser l'envoi d'observateurs pour vérifier ces informations, provoquant la colère du gouvernement chinois.
"Si vous ne considérez pas que c'est la meilleure manière, c'est peut-être une réponse nécessaire à l'extrémisme islamiste ou religieux, parce que l'Occident a échoué à le faire, à contrôler l'extrémisme islamiste", a insisté Li Xiaojun.
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"Regardez la Belgique, regardez Paris, regardez d'autres pays européens. Vous avez échoué."
(Tom Miles; Tangi Salaün pour le service français)
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