Brexit: Macron veut un accord en novembre préservant l'UE
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Brexit: macron veut un accord en novembre preservant l'ue
Lisi Niesner
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Brexit: macron veut un accord en novembre preservant l'ue
Lisi Niesner
SALZBOURG, Autriche (Reuters) - Le Royaume-Uni et l'Union européenne doivent surmonter leurs différends pour parvenir d'ici novembre à un accord comprenant la solution du "backstop" pour l'Irlande et préservant l'intégrité du marché unique, a déclaré jeudi Emmanuel Macron.
"Il y aura des crispations, il y en a toujours dans les moments difficiles où il faut décider pour l'Union européenne", a dit le président français avant la reprise des travaux du sommet européen informel, à Salzbourg (Autriche). "Mais je crois que nous devons, pour le court, le moyen et le long termes défendre les intérêts de l'Union européenne."
La Première ministre britannique, Theresa May, a présenté mercredi sa position, encore éloignée de celle des Européens sur la question de la frontière irlandaise, principal obstacle à la conclusion d'un accord sur le départ du Royaume-Uni de l'Union.
"Nous avons besoin pour novembre d'avoir un vrai accord de retrait avec ce qu'on appelle le 'backstop' pour nos amis irlandais", a poursuivi Emmanuel Macron.
"La solution doit être trouvée mais elle ne saurait endommager la cohérence, la force, l'unité des quatre libertés du marché unique", a-t-il ajouté. Une référence aux libertés de circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux, parmi lesquelles les Britanniques aimeraient choisir.
Les Européens ont annoncé mercredi qu'ils organiseraient mi-novembre un sommet sur le Brexit afin de finaliser l'accord de retrait à temps pour que les parlements européen et britannique puissent le ratifier avant la date du Brexit, le 29 mars 2019.
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La solution de la clause de sauvegarde ("backstop"), qui maintiendrait la province britannique d'Irlande du Nord dans l'union douanière européenne si une meilleure solution n'est pas trouvée, est pour l'heure encore rejetée par les Britanniques.
Ces derniers soulignent qu'elle reviendrait à séparer de fait le Royaume-Uni en deux : l'Irlande du Nord d'un côté, le reste de l'autre.
Theresa May a demandé mercredi à ses collègues de renoncer à leurs exigences "inacceptables" qui, a-t-elle fait valoir, pourraient réduire en miettes le Royaume-Uni. [nL8N1W55LN]
La Première ministre souhaite montrer à la faction dure de son Parti conservateur, qui a décidé d'être très visible lors de la conférence annuelle des Tories, du 30 septembre au 3 octobre, que son plan est le seul qui puisse être négocié avec l'UE.
(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)
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