Valls dit partir "l'âme tranquille" à Barcelone
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Valls dit partir "l'ame tranquille" a barcelone
ALBERT GEA
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Valls dit partir "l'ame tranquille" a barcelone
ALBERT GEA
PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls, candidat aux élections municipales de Barcelone, sa ville natale, a rejeté dimanche soir les accusations d'opportunisme, voire de trahison, qui lui sont adressées, notamment dans la gauche française.
Interrogé sur France 2 sur cette décision, qui l'amènera à démissionner de son siège de député français, il a dit quitter la France "sans aucune amertume et sans aucun regret", le coeur et l'âme "tranquilles".
"J'ai décidé de changer de vie, d'horizon", a expliqué Manuel Valls. "Pour moi il n'y a pas de rupture : Barcelone c'est le même chemin, c'est défendre les mêmes valeurs et c'est défendre l'Europe (...) Je sais que ce que je vais faire à Barcelone correspond beaucoup à ce que je défendais ici."
L'ancien Premier ministre, aujourd'hui âgé de 56 ans, qui s'est rallié à La République en Marche (LaRem), le parti d'Emmanuel Macron, a dit avoir averti fin juillet le chef de l'Etat de sa décision de briguer la mairie de Barcelone.
"Il m'a dit qu'il m'aiderait, qu'il me soutiendrait", a-t-il poursuivi avant d'ajouter : "Je souhaite sa réussite parce que je pense que c'est l'avenir du pays qui est en jeu et une certaine conception de l'Europe."
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"Le combat qu'il mène ici, c'est-à-dire le combat des progressistes contre les populismes et les nationalismes en Europe, c'est aussi, d'une certaine manière, ce combat que je vais mener à Barcelone", a-t-il fait valoir.
Manuel Valls a assuré qu'il s'installait dans la capitale catalane sans projet de retour en France - "J'ai dit que, quoi qu'il arrivait, je restais à Barcelone."
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a déclaré dimanche lors du Grand Rendez-Vous Cnews-Europe 1-Les Échos, que Manuel Valls était "l'un des hommes politiques les plus détestés" de France et qu'il en partait parce qu'il n'y avait plus d'avenir politique.
Le dirigeant de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part accusé l'ancien Premier ministre, sur France 3, d'être "nuisible en toutes circonstances".
(Emmanuel Jarry)
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