Le gouvernement taxe Royal de malhonnêteté sur l'essence
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Le gouvernement taxe royal de malhonnetete sur l'essence
Philippe Wojazer
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Le gouvernement taxe royal de malhonnetete sur l'essence
Philippe Wojazer
PARIS (Reuters) - Bruno Le Maire et François de Rugy ont répliqué mercredi à Ségolène Royal, que le ministre de l'Economie a accusé de malhonnêteté après ses déclarations sur le "matraquage fiscal" infligé selon elle aux automobilistes.
L'ex-ministre, aujourd'hui ambassadrice française chargée de la négociation internationale pour les pôles, a contribué à allumer la polémique sur la hausse de la fiscalité des carburants en reprochant lundi au gouvernement d'"utiliser" l'Ecologie pour justifier des hausses d'impôts.
"Ségolène Royal a tapé à côté parce qu'elle a été malhonnête", lui a rétorqué mercredi Bruno Le Maire sur RTL.
"Elle a été malhonnête par rapport à ses engagements passés", mais aussi "par rapport au défi climatique parce qu'elle sait (...) que, aujourd'hui, il y a urgence à changer de comportement, à transformer nos cycles économiques, à aller vers une économie plus respectueuse de la planète", a-t-il dit.
"Elle est aussi malhonnête par rapport à sa position parce qu'il me semblait que quand on était ambassadeur, nommé par le gouvernement, le minimum de respect est de ne pas taper sur ce gouvernement", a encore dit le ministre de l'Economie.
"Manifestement, elle a abandonné l'écologie depuis qu'elle a abandonné le ministère de l'Ecologie", lui a fait écho l'actuel ministre de la Transition écologique, François de Rugy, sur LCI.
La politique de hausse de la fiscalité sur les carburants se poursuivra en 2019, avec une progression programmée de 7 centimes pour le diesel et de 4 centimes pour l'essence.
Interrogé mercredi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe a dit assumer ce choix de rendre "moins simple" "l'utilisation constante et croissante du fioul et du pétrole" afin d'accompagner la transition énergétique.
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(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)
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