Bolsonaro dit ne plus vouloir retirer le Brésil de l'Accord de Paris
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Bolsonaro dit ne plus vouloir retirer le bresil de l'accord de paris
Ricardo Moraes
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Bolsonaro dit ne plus vouloir retirer le bresil de l'accord de paris
Ricardo Moraes
RIO DE JANEIRO (Reuters) - Le candidat de l'extrême droite à l'élection présidentielle brésilienne, Jair Bolsonaro, favori du second tour du scrutin prévu dimanche, a déclaré jeudi qu'il ne retirerait pas le Brésil de l'Accord de Paris sur le climat s'il accédait au pouvoir, revenant ainsi sur l'une de ses promesses de campagne.
Jair Bolsonaro s'était engagé à retirer le Brésil de l'accord conclu en 2015 dans la capitale française en raison de désaccords sur les moyens de protéger l'Amazonie, dont le Brésil abrite les trois cinquièmes de la surface.
L'ancien officier de l'armée, âgé de 63 ans, avait dit vouloir résoudre la pénurie chronique d'énergie du pays en développant le secteur nucléaire et en construisant de nouveaux barrages sur l'Amazone.
Après le premier tour de l'élection présidentielle, une vingtaine d'ONG ont publié une lettre ouverte dans laquelle elles dénonçaient plusieurs promesses de campagne de Bolsonaro qui représentaient, selon elles, une grave menace pour l'environnement et pourraient conduire à faire "exploser" la déforestation.
L'Amazonie, plus grande forêt tropicale au monde, est considérée comme l'une des meilleures défenses naturelles contre le réchauffement climatique, grâce à ses arbres qui absorbent une gigantesque quantité de dioxyde de carbone.
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L'annonce de Bolsonaro, effectuée lors d'une conférence de presse à Rio de Janeiro, constitue une volte-face surprenante pour un candidat soutenu par un puissant lobby agroalimentaire et qui disait considérer les mesures de préservation de l'Amazonie comme une menace à la souveraineté du Brésil.
A mesure que sa probable accession au pouvoir se dessine, Jair Bolsonaro a adopté un ton plus modéré, après que certains de ses propos jugés homophobes ou misogynes ont fait effet de repoussoir auprès d'une partie de l'électorat brésilien, de même que certaines de ses positions en matière de sécurité et d'environnement.
Le candidat du Parti social-libéral s'est prononcé en faveur d'un assouplissement du contrôle des armes à feu afin de lutter contre l'insécurité dans les zones rurales du pays et a promis de mobiliser l'armée contre la violence urbaine.
D'après la dernière enquête d'opinion parue jeudi, Jair Bolsonaro est crédité de 56% des intentions de vote pour le second tour de l'élection présidentielle, contre 44% pour son rival, le candidat du Parti des travailleurs (PT, gauche) Fernando Haddad.
(Rodrigo Viga Gaier; Jean Terzian pour le service français)
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