Les Nord-Coréennes soumises par les autorités à des abus sexuels, selon HRW
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SEOUL (Reuters) - Les abus sexuels commis par divers représentants de l'autorité en Corée du Nord sur des femmes semblent être monnaie courante, à en croire un rapport que publie jeudi l'ONG Human Rights Watch, dont la délégation nord-coréenne à l'Onu à Genève a aussitôt dénoncé les conclusions.
Des enquêteurs de HRW ont interrogé plus de 100 transfuges nord-coréens, dont la moitié ayant fui le pays depuis 2011, qui ont parlé de violences et autres abus sexuels "si répandus que cela vient à être accepté comme faisant partie de la vie courante".
Recueillir des renseignements sur la Corée du Nord est notoirement difficile, et HRW reconnaît que son enquête est trop limitée pour fournir un panorama général. Les témoignages obtenus dessinent cependant un tableau dont il ressort que les abus sexuel, dont le viol, sont si répandus que nombre de femmes interrogées ne comprenaient pas que le sexe non consenti n'était pas la norme d'une société.
La délégation nord-coréenne aux Nations unies à Genève a déclaré dans un communiqué qu'elle "rejette catégoriquement" ces accusations "fictives".
"Voilà une nouvelle tentative futile, émanant de forces malhonnêtes et hostiles, mal à l'aise face à la tendance vers la paix, la réconciliation, la prospérité et la coopération dans la péninsule coréenne, pour gêner le rapprochement, en soulevant la prétendue question des 'droits de l'homme' dans notre pays et en racontant des histoires sans fondement, fictives", a déclaré cette délégation.
Les femmes interrogées parlent de violences et de viols commis par des policiers, des gardiens de prison, et même des responsables qui supervisent les marchés privés et exercent un chantage en échange de faveurs sexuelles.
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"Paradoxalement, bon nombre de femmes à la pointe de l'ouverture économique chère à Kim (Jong-un) sont les personnes les plus exposées", déclare Kenneth Roth, directeur de HRW.
(Josh Smith; Eric Faye pour le service français)
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