MIDTERMS: Trump impute la perte de la Chambre basse aux médias et à des républicains
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Midterms: trump impute la perte de la chambre basse aux medias et a des republicains
JONATHAN ERNST
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Midterms: trump impute la perte de la chambre basse aux medias et a des republicains
JONATHAN ERNST
par Jeff Mason et Roberta Rampton
WASHINGTON (Reuters) - Au lendemain des élections de mi-mandat, lors desquelles le Parti républicain a perdu la majorité à la Chambre des représentants au profit des démocrates, Donald Trump a nommément cité mercredi des républicains à qui il a imputé cette perte et s'en est pris aussi à plusieurs journalistes.
Le président américain a qualifié les résultats des "midterms" de la veille de "victoire quasi-complète" pour les républicains, malgré la perte du contrôle de la Chambre des représentants, soulignant les gains obtenus au Sénat.
Dans un premier temps, Donald Trump a semblé vouloir livrer un discours pacifiste, contrairement à la rhétorique adoptée lors des derniers jours de campagne. Il a dit qu'il pourrait négocier plus facilement avec les démocrates sur certaines questions et a appelé de ses voeux la naissance d'une "belle situation partisane".
Mais cette conférence de presse à la mi-journée à la Maison blanche, qui s'est étirée sur près de 90 minutes, a rapidement pris une tournure mouvementée.
Interrogé sur l'enquête portant sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre son équipe de campagne et des représentants russes, prié aussi de dire si le durcissement de son discours sur la question de l'immigration a semé la discorde, Donald Trump s'est agacé. Et il a réagi avec agressivité.
"CNN devrait avoir honte de vous avoir à son service", a-t-il lancé à Jim Acosta, correspondant de la chaîne d'information. "Vous êtes quelqu'un de grossier, d'affreux", lui a-t-il lancé avant que le personnel de la Maison blanche arrache le micro des mains du journaliste.
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Dans un communiqué, la porte-parole de la Maison blanche a qualifié d'"absolument inacceptable" le comportement d'Acosta.
L'accréditation à la Maison blanche du journaliste a été révoquée jusqu'à nouvel ordre, a ajouté Sarah Sanders, accusant Jim Acosta d'avoir "placé ses mains sur une jeune femme qui essayait simplement de faire son travail en tant que stagiaire de la Maison blanche".
A un journaliste de PBS le questionnant sur la hardiesse des suprémacistes blancs parce que Trump se décrit lui-même comme un "nationaliste", le président américain a répondu se sentir blessé.
"C'est une question tellement raciste", a-t-il déclaré, répétant être victime d'une couverture médiatique déloyale.
Donald Trump a également mis en garde les démocrates contre la tentation de multiplier les enquêtes à son encontre. "Nous pouvons être meilleurs à ce jeu-là", a-t-il dit.
Il a déclaré avoir "stoppé la vague bleue", mettant à son crédit le gain obtenu par les républicains au Sénat. Neuf des onze candidats qu'il est venu soutenir lors des dernières semaines de campagne ont gagné, a souligné Trump.
Donald Trump a fait part de sa frustration que 43 républicains de la Chambre basse ont décidé de prendre leur retraite, ce qui, selon lui, a nui au Parti républicain.
Fait rare pour un président, Trump s'est moqué des candidats républicains qui avaient pris ses distances avec lui pendant la campagne des midterms et ont été battus par des démocrates.
Il a entre autres cité Peter Roskam, candidat dans l'Illinois, Erik Paulsen (Minnesota), John Faso (New York), Bob Hugin (New Jersey) et Barbara Comstock (Virginie).
(Jean-Stéphane Brosse et Jean Terzian pour le service français)
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