L'Allemand Weber candidat du PPE à la présidence de la CE
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L'allemand weber favori du ppe pour la presidence de la commission europeenne
LEHTIKUVA
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L'allemand weber favori du ppe pour la presidence de la commission europeenne
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HELSINKI (Reuters) - L'Allemand Manfred Weber, un disciple de la chancelière Angela Merkel, a obtenu jeudi le soutien du Parti populaire européen (PPE) qu'il préside au Parlement de Strasbourg pour le poste de candidat à la présidence de la Commission européenne (CE).
Manfred Weber a battu son rival au sein du bloc de centre-droit, le Finlandais Alexander Stubb.
Les deux hommes ont présenté leur programme au congrès annuel du PPE qui se tient à Helsinki, s'engageant tous les deux à lutter contre les mouvements populistes anti-immigration qui menacent selon eux la démocratie sociale européenne fondée sur des valeurs d'ouverture et de tolérance.
Sur 734 délégués, 619 ont participé au vote et Manfred Weber a recueilli 492 voix, soit 79% des votants.
"La campagne commence aujourd'hui, à Helsinki", a-t-il lancé après l'annonce du résultat. "Nous sommes des constructeurs de ponts, profitons de l'élan actuel et nous gagnerons en mai 2019."
Le dirigeant bavarois, qui est âgé de 46 ans, devient ainsi le "Spitzenkandidat" (candidat désigné) du groupe à la succession de Jean-Claude Juncker à la présidence de la CE.
"Je veux ouvrir un nouveau chapitre pour une meilleure Europe : plus de colère", a déclaré Manfred Weber, qui n'a aucune expérience gouvernementale, contrairement à Alexander Stubb, mais qui bénéficiait du soutien de poids d'Angela Merkel et des 80 délégués allemands.
Le PPE devrait arriver en tête des élections européennes du mois de mai prochain, selon les sondages qui le créditent d'environ 219 sièges sur 705.
Mais il est fragilisé par le recul des partis conservateurs en France et en Espagne et par la présence en son sein de partis populistes comme le Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui risque l'exclusion du bloc de centre-droit.
L'accord conclu en 2013 au Parlement de Strasbourg en vertu duquel le candidat désigné par le principal bloc parlementaire est en pole position pour devenir président de la Commission est en outre contesté par le président français Emmanuel Macron.
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Au final, c'est en effet aux chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept (après le départ du Royaume-Uni de l'UE prévu fin mars) que reviendra la responsabilité d'élire le successeur de Jean-Claude Juncker.
(Robin Emmott et Philip Blenkinsop, avec Jussi Rosendahl; Tangi Salaün, Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français)
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