Le "ras-le-bol fiscal" est le fruit d'un héritage, dit Darmanin
reuters.com

Le "ras-le-bol fiscal" est le fruit d'un heritage, dit darmanin
Pascal Rossignol
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Le "ras-le-bol fiscal" est le fruit d'un heritage, dit darmanin
Pascal Rossignol
PARIS (Reuters) - Le gouvernement, qui s'emploie à baisser les impôts, entend le "ras-le-bol fiscal" des Français mais ne peut être comptable des augmentations passées, un "héritage" qu'Emmanuel Macron doit "gérer", a déclaré dimanche le ministre de l'Action et des Comptes publics.
"Le gouvernement a entendu cette manifestation, qui est importante, qui a voulu montrer qu'il y avait un ras-le-bol fiscal des Français", a réagi Gérald Darmanin dans le cadre du "Forum" de Radio J diffusé dimanche, au lendemain du premier acte de la fronde des "Gilets jaunes".
Le ministre a repris à son compte l'expression popularisée par le ministre socialiste des Finances Pierre Moscovici, qui s'était dit sensible en août 2013 au "ras-le-bol fiscal" des citoyens, "qu'ils soient des ménages, des consommateurs ou les entreprises".
"Si la France aujourd'hui a quasiment la moitié de son activité sous forme de fiscalité - nous avons 45% de taux de prélèvements obligatoires - c'est parce que plusieurs gouvernements avant nous, et singulièrement le quinquennat de M. Hollande, a augmenté les impôts", a souligné Gérald Darmanin.
"Donc ce n'est pas nouveau et ce n'est pas Emmanuel Macron qui en est la cause. Il a un héritage à gérer qui est celui effectivement du ras-le-bol des Français vis-à-vis de l'augmentation des impôts."
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"Il est évident qu'à partir du moment où nous sommes des démineurs qui retirons des mines, la mine a plus de chance d'éclater ou d'être dangereuse vis-à-vis du démineur que celui qui est parti à 500 mètres loin de la mine", a-t-il jugé.
"La vérité, a plaidé le ministre, "c'est que nous sommes dans la situation où nous sommes les premiers à mettre en avant le fait que nous baissons les impôts."
"Tout démontre que depuis 17 mois nous baissons les impôts dans notre pays. Peut-être que ça ne va pas assez vite, peut-être qu'on ne baisse pas les impôts de ceux qui manifestent (...) mais nous baissons les impôts et nous continuerons à le faire".
(Sophie Louet)
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