Moscou accuse Washington d'ingérence dans la nomination du président d'Interpol
reuters.com

Moscou accuse washington d'ingerence dans la nomination du president d'interpol
Edgar Su
reuters.com

Moscou accuse washington d'ingerence dans la nomination du president d'interpol
Edgar Su
MOSCOU (Reuters) - Le Kremlin a dénoncé mardi une ingérence des Etats-Unis dans la procédure de nomination du président d'Interpol, un groupe de sénateurs américains s'étant publiquement prononcé contre le candidat russe Alexandre Prokoptchouk.
L'assemblée générale de l'organisation internationale de la police criminelle, dont le siège est à Lyon, doit désigner mercredi le successeur du Chinois Meng Hongwei, arrêté dans son pays en septembre dans le cadre d'une enquête pour corruption.
Lundi, quatre sénateurs américains ont publié un communiqué demandant au président Donald Trump de s'opposer à la candidature de Prokoptchouk. Ils accusent la Russie de profiter d'Interpol pour combattre l'opposition politique, notamment par l'émission de "notices rouges", des mandats d'arrêt internationaux.
"C'est probablement une forme d'ingérence dans le processus électoral d'une organisation internationale", a déclaré à Moscou le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Comment présenter cela autrement?"
Alexandre Prokoptchouk, un ancien général qui dépendait du ministère russe de l'Intérieur, est actuellement vice-président d'Interpol. Il est considéré comme le favori de l'élection.
L'homme d'affaires britannique Bill Browder, farouche adversaire du Kremlin qui a eu plusieurs fois maille à partir avec la justice russe, a estimé qu'il serait "scandaleux" que Prokoptchouk prenne la tête de l'organisation.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"Cet individu n'a pas arrêté de me traquer et à cause de lui j'ai été arrêté sept fois par Interpol", a-t-il dit à la BBC.
(Tom Balmforth avec Michael Holden à Londres; Guy Kerivel pour le service français)
reuters.com