Pédophilie: Prison avec sursis pour l'ancien évêque d'Orléans
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Pedophilie: prison avec sursis pour l'ancien eveque d'orleans
Morteza Nikoubazl
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Pedophilie: prison avec sursis pour l'ancien eveque d'orleans
Morteza Nikoubazl
ORLEANS (Loiret) (Reuters) - André Fort, ancien évêque d'Orléans poursuivi pour "non- dénonciation d'agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans", a été condamné jeudi à huit mois de prison avec sursis.
Le tribunal correctionnel d'Orléans a aussi condamné Pierre de Castelet, l'ancien abbé du diocèse d'Orléans poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, à trois ans de prison, dont un an avec sursis et une obligation de soins psychiatriques, ainsi que deux mise à l'épreuve.
Il a interdiction d'exercer la fonction de prêtre ou de contact avec les mineurs et sera inscrit au fichier des auteurs d'infraction sexuelle.
Les anciens abbé et évêque d'Orléans risquaient respectivement jusqu'à 10 et 5 ans de prison ferme.
"Justice est faite", a réagi Olivier Savignac, l'un des plaignants qui a insisté sur "l'obligation de dénoncer".
Benoît de Gaullier, l'avocat de l'ancien évêque d'Orléans, s'est dit relativement "déçu" et a dit ne pas savoir si son client comptait interjeter appel de la décision.
"Il a reconnu son erreur de droit et n'a pas voulu faire obstacle à la justice", a assuré l'avocat orléanais.
Jacques Blaquart, l'actuel évêque d'Orléans, à l'origine de cette procédure, s'est félicité dans un communiqué de cet acte de justice "pour les victimes, pour qu'elles se sentent entendues et reconnues dans leur souffrance et puissent poursuivre un chemin de reconstruction."
"JE SAIS QUE C'ETAIT MAL"
Le procès s'était tenu le 30 octobre en l'absence remarquée de l'ancien évêque du Loiret, celui-ci ayant présenté un certificat médical quelques heures avant son ouverture.
Face à trois de ses accusateurs, Pierre de Castelet s'était montré vague quant aux faits qui lui sont reprochés, notamment concernant les atteintes sexuelles effectuées sous couvert de faux actes médicaux prodigués aux enfants. Les faits s'étaient déroulés durant un camp de vacances organisé par le Mouvement eucharistique des Jeunes (MEJ), à l'été 1993.
"En voyant ces jeunes, j'ai eu le désir de me rapprocher d'eux. J'étais en demande d'affection. Je sais que c'était mal, de manière générale", avait reconnu l'homme d'église.
Malgré cette affaire survenue en 1993, l'abbé de Castelet avait continué à participer à des camps de jeunes, mettant en lumière le rôle de sa hiérarchie qui, pourtant alertée des faits à plusieurs reprises, n'avait pas porté plainte.
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C'est en 2011, après avoir découvert que le prêtre était encore en fonction et animait des conférences sur la pédophilie, qu'Olivier Savignac avait alerté l'actuel évêque d'Orléans et successeur d'André Fort qui avait alors saisi la justice.
En 2001, Pierre Pican, évêque de Bayeux, avait été condamné à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d'agressions sexuelles et de viols sur mineurs.
Un autre précédent aboutissant à un procès vise le cardinal-archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, qui sera jugé par un tribunal correctionnel en 2019 pour non-dénonciation d'actes de pédophilie dans son diocèse.
(Mourad Guichard, édité par Yves Clarisse)
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