May appelle les députés britanniques à soutenir l'accord sur le Brexit
reuters.com

May appelle les deputes britanniques a soutenir l'accord sur le brexit
Piroschka Van De Wouw
reuters.com

May appelle les deputes britanniques a soutenir l'accord sur le brexit
Piroschka Van De Wouw
LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique Theresa May va demander lundi aux députés de la Chambre des Communes de faire un choix: soutenir l'accord sur la sortie de l'Union européenne ou le rejeter, ce qui ramènerait le Royaume-Uni au "point de départ", avec "plus de divisions et d'incertitudes".
Les dirigeants des 27 pays qui resteront dans l'Union européenne ont validé dimanche l'accord sur la sortie du Royaume-Uni, avalisant à la fois un traité de quelque 600 pages fixant les conditions du départ du Royaume-Uni le 29 mars prochain et une déclaration politique de 26 pages sur les relations commerciales qui entreront en vigueur à l'issue d'une période transitoire de deux à quatre ans.
Mais Theresa May aura fort à faire pour obtenir l'aval de la Chambre des Communes sur ce texte, critiqué à la fois par les députés les plus favorables au Brexit et les plus pro-européens.
Le Parti unioniste démocrate (DUP) nord-irlandais, dont le soutien a permis à Theresa May de trouver une majorité, a annoncé qu'il ne soutiendrait pas le texte et qu'il réexaminerait son accord avec le gouvernement s'il était adopté à la Chambre des Communes.
"Ce que je peux dire avec certitude à la Chambre (des Communes), c'est qu'il n'y a pas de meilleur accord possible (...) Les députés vont devoir faire un choix", dira-t-elle selon des extraits de son discours diffusés dimanche soir, les appelant à soutenir l'accord.
"Ou la Chambre peut choisir de rejeter l'accord et retourner au point de départ (...), ouvrant la voie à plus de divisions et d'incertitudes, avec les risques que cela comporte", ajoute-t-elle.
Un vote négatif ouvrirait la possibilité d'un départ désordonné du Royaume-Uni de l'Union le 29 mars, craint par l'ensemble des acteurs. Les dirigeants européens ont d'ailleurs exclu l'hypothèse de renégocier l'accord de retrait.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

(Elizabeth Piper; Arthur Connan pour le service français)
reuters.com