L'ancien avocat de Trump plaide coupable de faux témoignage
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L'ancien avocat de trump plaide coupable de faux temoignage
Andrew Kelly
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L'ancien avocat de trump plaide coupable de faux temoignage
Andrew Kelly
par Brendan Pierson
WASHINGTON (Reuters) - Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump, a plaidé coupable de faux témoignage, jeudi, admettant avoir menti au Congrès dans le cadre de l'enquête fédérale sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016.
L'avocat a reconnu devant un tribunal de Manhattan avoir livré un faux témoignage écrit au sujet d'un projet immobilier de l'Organisation Trump à Moscou.
Michael Cohen a précisé que ce projet de gratte-ciel qui devait porter le nom de Trump n'avait été abandonné qu'en juin 2016, soit quatre mois avant l'élection présidentielle, et non en janvier 2016 comme il l'avait affirmé l'an dernier au Sénat ainsi qu'à la Chambre des représentants.
Il a expliqué avoir menti sur la date et l'importance des discussions autour de ce projet pour tenter de minimiser les liens entre l'homme d'affaires et la Russie pendant la période des primaires du Parti républicain.
"J'ai fait ces déclarations inexactes pour me conformer aux déclarations politiques de l'Individu 1 et par loyauté envers l'Individu 1", a dit Michael Cohen au juge. L'avocat avait précisé auparavant que le terme "Individu 1" se référait à Donald Trump.
Le président des Etats-Unis a aussitôt accusé son ancien avocat personnel de mentir.
"UNE PERSONNE FAIBLE"
"C'est une personne faible et pas très intelligente", a déclaré Donald Trump. "Il s'est exposé à une lourde peine de prison. Et il essaie d'obtenir une peine beaucoup plus légère en inventant cette histoire."
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"Ce projet n'a jamais abouti (...) Dans mon esprit, c'était une option que j'ai décidé de ne pas concrétiser", a-t-il ajouté.
Selon le Washington Post, Michael Cohen a envoyé un email au porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, pour solliciter son aide afin de faire aboutir le projet de Tour Trump à Moscou à un moment où le magnat de l'immobilier était déjà candidat à la présidence des Etats-Unis.
Lorsque le journal avait fait ces révélations l'an dernier, Dmitri Peskov avait reconnu que l'avocat lui avait écrit pour plaider la cause "d'une certaine société russe et de certaines personnes" qui voulaient construire un gratte-ciel à Moscou.
"Quand est-ce que cette chasse aux sorcières illégale dans le style de Joseph McCarthy (...) va s'arrêter - ou bien va-t-elle continuer à jamais?", a demandé Donald Trump jeudi sur son compte Twitter en allusion à la croisade anticommuniste aux Etats-Unis dans les années 1950.
LE QUESTIONNAIRE MUELLER
En août, Michael Cohen a déjà plaidé coupable de plusieurs chefs d'accusation retenus par les procureurs fédéraux à New York, dont ceux de violation des comptes de campagne, d'évasion fiscale et de fraude bancaire.
La reconnaissance de culpabilité permet à l'ancien avocat de Donald Trump d'espérer une peine moins lourde en contrepartie de la poursuite de sa coopération avec le procureur spécial Robert Mueller, qui mène l'enquête sur l'ingérence russe.
Pour Joshua Dressler, professeur de droit à l'université d'Etat de l'Ohio, il est important de relever que le plaider coupable de Cohen intervient alors que Trump a déjà remis au procureur spécial Mueller ses réponses écrites aux questions du magistrat.
"Si Trump a été interrogé sur les sujets à propos desquels Cohen admet aujourd'hui qu'il a menti, alors il est possible qu'il soit établi que le président a menti au procureur spécial, ce qui constituerait un crime et un délit susceptible de déboucher sur une procédure de destitution", ajoute l'universitaire.
Sollicité jeudi par l'agence Reuters, Rudy Giuliani, avocat de Trump, a répondu par texto ne pas avoir connaissance de questions portant sur ce projet moscovite dans le questionnaire que le président a rendu au procureur Mueller.
(Tangi Salaün Et Henri-Pierre André pour le service français)
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