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Des navires iraniens envoyés dans l'Atlantique au mois de mars

reuters.com  |   |  425  mots

LONDRES (Reuters) - La marine iranienne enverra des navires de guerre dans l'Atlantique à partir du mois de mars, a annoncé vendredi un de ses responsables, alors que la République islamique cherche à porter le rayon d'action de ses forces navales dans l'arrière-cour de son ennemi américain.

La marine iranienne a étendu son rayon d'action ces dernières années en déployant des navires dans l'océan Indien et dans le golfe d'Aden pour protéger sa flotte des pirates somaliens.

Le mois dernier, un haut responsable de l'armée iranienne a déclaré que la marine iranienne pouvait naviguer dans l'Atlantique, à proximité des eaux américaines, dans la mesure où les porte-avions américains étaient autorisés à se déplacer dans les eaux internationales proches de l'Iran.

L'Iran considère la présence des porte-avions américains dans le Golfe comme un problème pour sa sécurité.

Une flottille partira pour l' Atlantique pour le début de la nouvelle année iranienne, qui commence en mars, a déclaré vendredi le contre-amiral Touraj Hassani, cité par l'agence Irna.

"L'océan Atlantique est loin et l'opération de la flottille navale iranienne pourrait prendre cinq mois", a-t-il dit.

"Par leur présence continue dans les eaux internationales, les forces navales iraniennes visent à mettre en œuvre les ordres du commandant en chef des forces armées (le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, NDLR), à hisser le drapeau de la République islamique d'Iran et à déjouer les complots iranophobes et sécuriser les voies de navigation", a-t-il ajouté.

Le nouveau destroyer iranien, le Sahand, devrait participer à l'expédition. Le Sahand a une poste de décollage pour les hélicoptères et est équipé de missiles anti-navires, de missiles sol-sol et sol-air ainsi que d'un système d'électronique militaire.

Le contre-amiral Hassani avait déclaré en décembre que l'Iran voulait envoyer rapidement deux ou trois navires en mission au Venezuela.

La tension est vive entre Washington et Téhéran depuis que Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord de 2015 qui encadrait le nucléaire iranien en échange de la levée de certaines sanctions.

L'Iran a averti que s'il ne pouvait pas vendre son pétrole en raison des pressions américaines, aucun autre pays de la région ne serait autorisé à le faire. Téhéran a menacé de bloquer le détroit d'Ormuz par lequel transite un tiers du pétrole transporté par mer dans le monde.

(Bozorgmehr Sharafedin; Danielle Rouquié pour le service français)