Les socialistes espagnols en tête, sans majorité
reuters.com

Les socialistes espagnols en tete, sans majorite
Susana Vera
reuters.com

Les socialistes espagnols en tete, sans majorite
Susana Vera
MADRID (Reuters) - Les socialistes espagnols du PSOE arriveraient en tête si des élections législatives se tenaient aujourd'hui, sans pour autant disposer d'une majorité au parlement, et le nouveau parti d'extrême droite Vox progresse légèrement, à en croire un sondage rendu public vendredi.
Les prochaines législatives ne sont pas prévues avant 2020, mais les socialistes, qui gouvernent en coalition, contrôlent actuellement moins d'un quart des sièges et les rumeurs vont bon train sur la possibilité d'élections anticipées en 2019.
L'enquête, réalisée par le Centre d'études sociologiques (CIS), laisse penser qu'il serait difficile à un parti voire à un groupe de partis de former une coalition qui puisse s'appuyer sur une majorité en sièges.
Les socialistes du président du gouvernement Pedro Sanchez recueilleraient 28,9% des voix, soit plus que tout autre parti, mais cela représente néanmoins les plus faibles intentions de vote depuis qu'ils sont arrivés au pouvoir en juin dernier.
Le Parti populaire (PP, droite) se classerait deuxième avec 19,1%, sans changement par rapport au sondage de décembre, tandis que Ciudadanos (centre droit) baisserait légèrement à 17,9% et que le parti de gauche anti-austérité Podemos obtiendrait 14,9%.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Quant à Vox, il obtiendrait 3,7% des voix d'après ce sondage CIS, soit plus que les 2,5% enregistrés dans par cet institut en novembre et plus que les 1,3% d'octobre.
Ce chiffre contraste fortement avec les 13% enregistrés par Vox dans un autre sondage, de l'institut Sigma Dos, paru cette semaine dans le journal El Mundo, signe qu'il est difficile pour les sondeurs d'évaluer la popularité réelle de cette jeune formation.
Vox, qui fait campagne sur un programme anti-immigration, a créé la surprise en remportant 12 des 109 sièges aux élections régionales d'Andalousie le 2 décembre dernier.
(Andres Gonzalez et Ingrid Melander; Eric Faye pour le service français)
reuters.com