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Les armes chimiques restent une ligne rouge pour les USA, dit Bolton

reuters.com  |   |  420  mots
Les armes chimiques restent une ligne rouge, dit bolton[reuters.com]
(Crédits : Kevin Lamarque)

TEL AVIV (Reuters) - Le retrait américain de Syrie ne signifie pas que les Etats-Unis relâcheront leur vigilance face à l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien, a prévenu samedi le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton.

"Il n'y a absolument aucun changement dans la position des Etats-Unis concernant l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien et absolument aucun changement dans notre position consistant à répliquer avec la plus grande fermeté face à tout recours à des armes chimiques, ce que nous avons déjà fait à deux reprises", a déclaré Bolton aux journalistes à bord de l'avion l'emmenant à Tel Aviv, en Israël.

"Le régime Assad ne devrait se faire aucune illusion à ce sujet", a ajouté le conseiller de Donald Trump.

John Bolton est en Israël et se rendra en Turquie pour discuter du retrait des 2.000 soldats américains présents en Syrie annoncé brutalement le 19 décembre par Donald Trump.

La décision du président américain a pris de court nombre de partenaires et alliés des Etats-Unis. Elle a provoqué la démission du chef du Pentagone Jim Mattis et de l'envoyé spécial des Etats-Unis au sein de la coalition pour la lutte contre l'Etat islamique Brett McGurk.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo doit effectuer du 8 au 15 janvier une tournée au Moyen-Orient pour parler notamment de ce retrait de Syrie, pour lequel aucun calendrier n'a encore été annoncé.

"Au moment où nous mettons au point les modalités de ce retrait, nous ne voulons pas que le régime (du président syrien Bachar al) Assad se mette à penser que cela représente un recul dans notre opposition à l'utilisation d'armes chimiques", a encore souligné samedi John Bolton.

Les Etats-Unis ont bombardé des cibles en Syrie à deux reprises, en avril 2017 et avril 2018, en représailles à des attaques chimiques imputées au régime de Bachar al Assad.

En septembre dernier, des responsables américains ont dit avoir acquis la preuve que le gouvernement syrien préparait des armes chimiques avant une offensive sur l'enclave rebelle d'Idlib dans le nord-ouest du pays.

John Bolton n'a pas repris à son compte ces accusations mais averti que si Damas venait à utiliser à nouveau des armes chimiques, "beaucoup d'options seraient à l'étude".

"S'ils n'ont pas tiré les leçons des deux frappes précédentes, la prochaine sera plus parlante", a déclaré le conseiller américain à la sécurité nationale.

(Steve Holland; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)