Brésil: Le financement des ONG strictement encadré, dit Bolsonaro
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Bresil: le financement des ong strictement encadre, dit bolsonaro
Pilar Olivares
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Bresil: le financement des ong strictement encadre, dit bolsonaro
Pilar Olivares
SAO PAULO (Reuters) - Le nouveau président d'extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, a déclaré lundi que le financement des ONG actives dans le pays serait sévèrement encadré, illustration de la surveillance accrue qu'entend exercer le gouvernement sur ces organisations.
Un peu plus tôt, le secrétaire du gouvernement Carlos dos Santos Cruz, général en retraite de l'armée de terre, avait déclaré dans une interview au portail d'information G1 que l'objectif serait de vérifier si les ONG remplissent leur rôle, consistant à compléter ce que fait le gouvernement.
Un décret provisoire promulgué la semaine dernière confère au gouvernement des pouvoirs plus larges et restrictifs sur les ONG.
"L'intention du gouvernement est d'optimiser l'utilisation des fonds publics et de faire en sorte que les gens aidés par les ONG en tirent plus de bénéfices", a dit Cruz, en démentant que l'intention soit de restreindre leurs activités.
"Le projet n'est pas de s'immiscer dans la vie des organisations ni de restreindre quoi que ce soit. Mais il en va de l'argent public. Il faut de la transparence et des résultats", a-t-il continué.
Les directeurs des ONG actives au Brésil, comme José Miguel Vivanco, chef de la branche Amériques de Human Rights Watch (HRW), ont réagi avec prudence.
Si les nouvelles règles "facilitent une relation constructive entre les organisations de la société civile et le gouvernement", cela va dans le bon sens, a estimé Vivanco, qui craint dans le même temps que le nouveau pouvoir brésilien ne cherche à surveiller les ONG.
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Les réglementations sur la supervision des ONG ont été l'une des toutes premières mesures de Jair Bolsonaro après son investiture, le 1er janvier. Le décret temporaire du chef de l'Etat, qui expirera s'il n'est pas ratifié dans les 120 jours par le Congrès, donne au cabinet de Cruz le pouvoir de "superviser, coordonner, contrôler et accompagner les activités et actes des organisations internationales et des ONG sur le territoire national".
Par ailleurs, Suely Araujo, présidente de l'Ibama, l'agence brésilienne de protection de l'environnement, a démissionné lundi après avoir été critiquée par le chef de l'Etat.
Le président Bolsonaro avait notamment critiqué sur Twitter les sommes dépensées en 2018 par l'Ibama pour la location de véhicules.
(Ana Mano, Ricardo Brito, Anthony Boadle et Brad Brooks; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français)
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