L'armée birmane a ordre d'"écraser" les rebelles de l'Arakan
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L'armee birmane a ordre d'"ecraser" les rebelles de l'arakan
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L'armee birmane a ordre d'"ecraser" les rebelles de l'arakan
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RANGOON (Reuters) - Plusieurs responsables politiques birmans, dont Aung San Suu Kyi, se sont entretenus lundi avec la hiérarchie militaire des attaques menées depuis un mois par des rebelles bouddhistes de l'Etat d'Arakan, que l'armée a reçu pour ordre d'"écraser", a déclaré un porte-parole du gouvernement.
Les combats entre les forces de sécurité birmanes et les insurgés de l'Armée d'Arakan (AA), qui réclame une plus grande autonomie pour cet Etat où l'ethnie rakhine est majoritaire, ont chassé de leurs foyers quelque 4.500 personnes depuis le 8 décembre, selon les Nations unies.
C'est également en Arakan que l'armée birmane a lancé en 2017 une campagne qui a conduit plus de 730.000 Rohingyas, minorité musulmane apatride, à fuir au Bangladesh.
Selon le porte-parole du gouvernement, le président birman Win Myint a demandé lundi à l'armée de "lancer une opération pour écraser les terroristes" dans l'Arakan.
L'ancienne lauréate du prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, à laquelle la Constitution interdit d'exercer la fonction de présidente, mais dont Win Myint est un proche, a assisté à la réunion avec les chefs de l'armée qui l'a maintenue en résidence surveillée pendant des années et avec laquelle elle entretient toujours des relations compliquées.
Aung San Suu Kyi a été très critiquée à l'étranger pour ne pas avoir condamné avec suffisamment de fermeté les exactions de l'armée birmane contre les Rohingyas.
Le porte-parole du gouvernement, Zaw Htay, a accusé lundi les rebelles bouddhistes de l'AA d'avoir établi des liens avec les insurgés musulmans de l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan. Il a expliqué les difficultés de l'armée birmane à venir à bout des deux groupes par le fait qu'ils auraient des bases arrière au Bangladesh voisin.
Des responsables du ministère des Affaires étrangères et des gardes-frontières du Bangladesh ont rejeté ces accusations et demandé aux autorités birmanes de fournir des preuves que les groupes des rebelles ont des camps sur leur territoire.
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"Toutes les attaques terroristes se passent de l'autre côté de la frontière. Le monde entier sait ce qu'il s'y passe", a commenté un officier bangladais à Cox's Bazar, où plus de 900.000 Rohingyas ont trouvé refuge au fil des années.
(Bureau de Rangoon, avec Zba Siddiqui et Ruma Paul à Dacca; Tangi Salaün pour le service français)
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