Yémen: Le retrait d'Hodeïda suspendu faute d'accord sur la suite
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Yemen: le retrait d'hodeida suspendu faute d'accord sur la suite
ABDULJABBAR ZEYAD
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Yemen: le retrait d'hodeida suspendu faute d'accord sur la suite
ABDULJABBAR ZEYAD
DUBAI (Reuters) - Le retrait des belligérants yéménites d'Hodeïda dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'Onu est au point mort en raison des ambiguïtés sur la future gestion du port stratégique, ce qui n'empêche pas que la trêve soit globalement respectée, ont dit mercredi les Nations unies.
Les miliciens Houthis pro-iraniens, qui contrôlent la zone portuaire, et les forces gouvernementales yéménites soutenues par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, massées à la périphérie, ont accepté le mois dernier en Suède de retirer leurs forces de la ville par laquelle transite l'essentiel des importations et de l'aide alimentaire.
Mais cet accord, qui prévoit le déploiement d'observateurs internationaux, ne précise pas comment seront constituées les "autorités locales" censées gérer Hodeïda à l'avenir.
Les Houthis ont proposé d'en remettre les clés aux gardes-côtes qui y étaient déployés avant la guerre, mais la coalition sous commandement saoudien a refusé, craignant que ces unités ne soient fidèles au mouvement chiite.
Faute d'entente à ce sujet, le retrait des belligérants n'a pas été achevé avant le 7 janvier, comme le prévoyait l'accord de cessez-le-feu.
L'émissaire de l'Onu pour le Yémen, Martin Griffiths, a souligné mercredi devant le Conseil de sécurité que l'accord était malgré tout globalement respecté et que les belligérants, avec lesquels il a dit s'être entretenu ces derniers jours, restaient déterminés à le mettre en oeuvre.
"J'ai la satisfaction de vous annoncer que les deux camps ont dans une large mesure respecté le cessez-le-feu que nous avons négocié à Stockholm", a-t-il dit.
Martin Griffiths a en revanche souligné qu'il était préférable, à ses yeux comme à ceux des belligérants, qu'il y ait des "progrès substantiels" sur Hodeïda avant d'envisager la tenue d'une nouvelle session de négociations.
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Pour avancer sur ce sujet, les Nations unies pourraient proposer de vérifier les antécédents des officiers des gardes-côtes présents à Hodeïda pour déterminer lesquels étaient en poste avant le début du conflit en 2014, ont déclaré deux sources au fait du dossier.
Le général néerlandais à la retraite Patrick Cammaert, qui dirige la mission d'observation exploratoire à Hodeïda, a en effet prévenu Martin Griffiths et le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, qu'il n'était pas en mesure pour le moment de garantir la neutralité des gardes-côtes.
Antonio Guterres a demandé fin décembre au Conseil de sécurité d'approuver le déploiement de 75 observateurs à Hodeïda pour une période de six mois. Les 15 membres du Conseil doivent prendre une décision à ce sujet d'ici au 20 janvier, date à laquelle expirera l'autorisation de 30 jours délivrée à la mission dirigée par Patrick Cammaert.
(Aziz el Yaakoubi, avec David Brunnstrom aux Nations unies; Tangi Salaün pour le service français, édité par Nicolas Delame)
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