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Un accord de sortie de la crise politique conclu en Suède

reuters.com  |   |  459  mots
Un accord de sortie de la crise politique aurait ete conclu en suede[reuters.com]
(Crédits : Tt News Agency)

STOCKHOLM (Reuters) - Les sociaux-démocrates suédois ont confirmé vendredi avoir conclu un accord de gouvernement avec le parti du Centre, les Libéraux et les Verts susceptible de mettre fin à la crise qui a suivi les législatives de septembre dernier.

"Les partis qui participent à cet accord sont convenus d'une coopération budgétaire", peut-on lire dans un extrait du pacte diffusé sur le site internet du Parti social-démocrate.

D'après le quotidien Aftonbladet, qui a révélé l'information dans la matinée, ce pacte devrait permettre la reconduction du Premier ministre sortant Stefan Lofven, le chef de file des sociaux-démocrates.

Une issue qu'a confirmée Annie Loof, la présidente du parti du Centre. "Nous recommanderons que le comité directeur du parti permette à Stefan Lofven d'être élu Premier ministre lors du vote (au Parlement) la semaine prochaine", a-t-elle dit.

Les Libéraux évoquent pour leur part deux options sur la table: un gouvernement avec les trois autres partis tel que prévu par cet accord, et un gouvernement avec le Parti des Modérés et les chrétiens-démocrates. Il reviendra au comité directeur du Parti libéral de trancher lors d'une réunion prévue dimanche, précise la formation dans un communiqué.

Aucune majorité ne s'est dessinée après les législatives du 9 septembre dernier.

Les sociaux-démocrates ont obtenu 100 des 349 sièges; avec leurs alliés du Parti de gauche (28 élus) et des Verts (16 élus), ils disposent de 144 sièges, soit un de plus que l'Alliance de centre-droit emmenée par les Modérés (70 élus), à laquelle appartiennent le Centre (31) et les Libéraux (20) et que complètent les chrétiens-démocrates (22).

Avec 62 députés, les Démocrates suédois, parti d'extrême droite, se trouvent en position d'arbitres mais ont promis de s'opposer à la formation d'un gouvernement qui ne tiendrait pas compte de leurs exigences. Les deux grandes coalitions ont exclu de s'associer à eux.

L'accord annoncé vendredi ne dessine pas une majorité absolue au Parlement (les quatre formations concernées pèseraient ensemble 167 sièges, la majorité absolue est à 175 élus.

En outre, il doit encore être approuvé par les comités directeurs des partis, écrit le quotidien Aftonbladet. Il pourrait ne pas faire l'unanimité parmi les élus libéraux et du Centre, dans la mesure où il scellerait le sort de l'Alliance, formée en 2004 par les quatre partis de droite pour mettre fin à l'hégémonie sociale-démocrate.

D'après Aftonbladet, l'accord prévoit notamment de réformer le droit du travail et de s'attaquer à la crise du logement en assouplissant les règles encadrant les locations immobilières.

(Simon Johnson et Niklas Pollard; Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service français)