Téléchargez
notre application
Ouvrir

Le président des Tories exclut de rester dans l'union douanière

reuters.com  |   |  380  mots
Le president des tories exclut de rester dans l'union douaniere[reuters.com]
(Crédits : Hannah Mckay)

LONDRES (Reuters) - Le Royaume-Uni ne peut pas rester dans l'union douanière après sa sortie de l'Union européenne parce que sa priorité sera de conclure des accords de libre-échange avec des pays tiers, a déclaré jeudi le président du Parti conservateur de Theresa May.

Brandon Lewis s'exprimait au lendemain du rejet par 325 voix contre 306 de la motion de censure déposée par l'opposition travailliste contre la Première ministre dans la foulée de son échec cinglant devant la Chambre des communes sur l'accord de Brexit qu'elle avait négocié avec Bruxelles.

Le dirigeant conservateur a indiqué que des réunions se tiendraient dans la journée entre des membres du gouvernement et les principaux élus conservateurs à la Chambre des communes pour tenter de trouver un compromis sur le Brexit.

Mais il a exclu que le Royaume-Uni reste dans l'union douanière après le Brexit, comme l'ont notamment suggéré mercredi certains élus de l'opposition travailliste.

"Une des choses que nous devons être en mesure de faire (...) est la capacité de conclure des accords commerciaux internationaux, de pouvoir commercer dans le monde entier et d'avoir une politique commerciale indépendante, ce qui signifie que nous ne pouvons pas rester dans l'union douanière actuelle de l'UE", a déclaré Brandon Lewis sur les ondes de la BBC.

Le président des Tories a aussi assuré que l'idée d'un second référendum qui permettrait aux électeurs britanniques de décider si leur pays doit ou non sortir de l'Union européenne n'était pas sur la table.

Si aucune solution de compromis n'est trouvée d'ici au 29 mars, le Royaume-Uni sortira de l'UE sans accord, à moins de demander d'ici là - et de convaincre les Européens d'accepter - une prolongation de la période de négociations de deux ans prévue par l'article 50 des traités européens.

L'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair a jugé mercredi matin qu'un tel report était devenu "inévitable, quoi que l'on décide de faire".

"Si j'étais le gouvernement, j'aurais déjà entamé des discussions avec l'Europe sur les modalités d'une prolongation", a-t-il déclaré à la BBC.

(Kate Holton et Andy Bruce; Tangi Salaün pour le service français)