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Moscou accepte une présence allemande dans le détroit de Kertch

reuters.com  |   |  388  mots
Moscou accepte une supervision allemande dans le detroit de kertch[reuters.com]
(Crédits : Pavel Rebrov)

MOSCOU (Reuters) - Vladimir Poutine a accepté une proposition de la chancelière allemande Angela Merkel visant à permettre à des experts allemands de superviser la navigation dans le détroit de Kertch, théâtre d'un violent accrochage entre les marines russe et ukrainienne en novembre, a annoncé vendredi le ministre russe des Affaires étrangères.

Sergueï Lavrov a précisé que le Kremlin avait donné son feu vert il y a un mois, mais que les experts allemands n'étaient pas encore arrivés sur place.

En déplacement à Moscou, son homologue allemand Heiko Maas s'est félicité de son côté que le trafic maritime soit revenu à la normale dans le détroit de Kertch, qui sépare le territoire russe de la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie. Il a par ailleurs confirmé que l'Allemagne était prête à superviser la navigation dans le détroit avec l'aide de la France. On ignore pour le moment si Paris a donné son accord.

"Le détroit de Kertch est libre d'accès - c'est ce que disent toutes les parties concernées", a déclaré le ministre, qui s'est ensuite rendu à Kiev où il a été reçu par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine.

Heiko Maas a en outre réclamé la libération des marins ukrainiens dont les trois navires ont été arraisonnés en novembre par la marine russe dans le détroit de Kertch et transférés à Moscou.

A la suite de ces tensions, le président ukrainien Petro Porochenko a décrété la loi martiale dans l'est du pays, disant craindre une invasion russe.

Le chef de la diplomatie allemande a par ailleurs évoqué lors de sa visite à Moscou la question du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), dont les Etats-Unis menacent de se retirer en accusant la Russie de le violer.

Soulignant l'importance de cet accord de désarmement pour la sécurité de l'Allemagne, Heiko Maas a estimé qu'il était encore possible de le sauver si les autorités russes acceptent de se débarrasser des missiles de croisière qu'elles ont développé en violation du traité FNI.

(Maxim Rodionov, Christian Lowe et Sabine Siebold; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français)