Brexit: une ministre allemande déçue par le "plan B" de May
reuters.com

Brexit: une ministre allemande decue par le "plan b" de may
Fabrizio Bensch
reuters.com

Brexit: une ministre allemande decue par le "plan b" de may
Fabrizio Bensch
BERLIN (Reuters) - La ministre allemande de la Justice, Katarina Barley, s'est déclarée déçue, mardi, par les nouvelles propositions de Theresa May pour sortir de l'impasse sur le Brexit.
A Aix-la-Chapelle, où elle signait avec Emmanuel Macron le nouveau traité de coopération franco-allemande, la chancelière Angela Merkel a redit son souhait que le Royaume-Uni et l'Union européenne divorcent en bons termes.
"Ce que je souhaite, c'est que la Grande-Bretagne et nous divorcions de façon ordonnée de sorte que nous puissions ensuite continuer à travailler étroitement dans les domaines où nous devons coopérer - la défense, la sécurité intérieure, la lutte contre le terrorisme, mais aussi dans le commerce et la recherche", a-t-elle dit.
Tenue de présenter un "plan B" après le rejet massif par la Chambre des communes, le 15 janvier, de son projet d'accord de divorce avec l'Union européenne, la Première ministre britannique s'est bornée lundi à déclarer aux parlementaires qu'elle chercherait à arracher de nouvelles concessions aux Européens tout en se montrant davantage à l'écoute des élus.
"Oui, je suis déçue. Ce n'est pas le moyen d'avancer", a réagi la ministre allemande de la Justice Katarina Barley sur les ondes de Deutschlandfunk.
La ministre sociale-démocrate, qui possède la double nationalité allemande et britannique, a déclaré que le projet d'accord de divorce trouvé par Londres et Bruxelles mais rejeté par les Communes ne serait pas renégocié par l'Union européenne.
Elle a ajouté qu'un second référendum sur le Brexit pourrait "apaiser la situation".
Le gouvernement allemand a dit lundi soir que Berlin continuait de plaider pour un Brexit ordonné et qu'il attendait de Londres des initiatives bénéficiant du soutien d'une majorité d'élus.
Les députés britanniques doivent se réunir de nouveau le 29 janvier pour débattre et voter sur de nouvelles propositions.
L'opposition travailliste a déposé lundi soir un amendement qui contraindrait le gouvernement à accorder un délai aux parlementaires pour examiner une série d'options visant à empêcher une sortie sans accord, hypothèse que Theresa May refuse d'exclure.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le Brexit reste pour l'heure programmé dans moins de dix semaines, le 29 mars à 23H00 GMT.
(Thomas Seythal avec Paul Carrel à Aix-la-Chapelle; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service français)
reuters.com