Brexit: Barnier bat en brèche des options envisagées par Londres
reuters.com

Le "backstop" ne peut etre limite dans le temps, dit barnier
Francois Lenoir
reuters.com

Le "backstop" ne peut etre limite dans le temps, dit barnier
Francois Lenoir
BERLIN (Reuters) - Le "backstop" (filet de sécurité) prévu par l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne peut être limité dans le temps, car cela contreviendrait à son objectif qui est de garantir l'absence de frontière dure entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, a déclaré jeudi Michel Barnier.
Les propos du négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit, tenus au micro de la station de radio publique allemande DLF, battent en brèche l'espoir qu'ont certains, à Londres, de voir le gouvernement britannique faire entériner l'accord de Brexit par les députés en fixant une limite dans le temps à l'application de la clause de "backstop".
"Nous devons maintenir la crédibilité de cette garantie", a-t-il estimé. "Elle ne peut être limitée dans le temps".
"La clause dite backstop consiste à rassurer les Irlandais sur le fait qu'il n'y aura pas de frontière dure", a-t-il expliqué. "Souvenez-vous, il ne s'agit pas seulement de l'Irlande; toute marchandise qui franchit cette frontière entre dans le marché unique: cela concerne l'Allemagne, la France, la Pologne..."
Le négociateur européen, qui doit s'entretenir ce jeudi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel, a estimé en outre qu'une autre possibilité envisagée par Londres, celle de conclure un accord bilatéral avec Dublin, était elle aussi impossible, car la frontière de l'Irlande est amenée à devenir la frontière de l'UE et du marché intérieur après le Brexit.
A ses yeux, l'accord qui a été négocié avec les Britanniques mais a été nettement rejeté par les députés de la Chambre des Communes le 15 janvier est le meilleur qui existe, si l'on tient compte des "fameuses lignes rouges" fixées par le Royaume-Uni. D'autres options seront possibles si ces lignes rouges évoluent, a cependant relativisé Michel Barnier.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La presse irlandaise écrit jeudi qu'en cas de Brexit dur, des centaines de policiers irlandais pourraient être mobilisés à la frontière avec l'Irlande du Nord, aux points de passage, qui ne sont pas moins de 300.
(Riham Alkousaa; Eric Faye pour le service français)
reuters.com