Pas d'accord entre l'Otan et Moscou sur les missiles russes
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Pas d'accord entre l'otan et moscou sur les missiles russes
FRANCOIS WALSCHAERTS
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Pas d'accord entre l'otan et moscou sur les missiles russes
FRANCOIS WALSCHAERTS
BRUXELLES (Reuters) - La réunion organisée vendredi à Bruxelles entre représentants de l'Otan et de la Russie n'a abouti à aucun compromis sur la question des missiles russes que les Occidentaux perçoivent comme une menace, a annoncé le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.
Les Etats-Unis ont demandé lundi à la Russie de détruire ses missiles de croisière SSC-8 (Novator 9M729 pour les Russes) dont la possession viole selon Washington le traité de 1987 sur le contrôle des forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).
"Le traité est réellement menacé", a déclaré Jens Stoltenberg vendredi à la presse. "Le traité n'a aucune valeur s'il n'est pas respecté et le problème ce sont les missiles en Europe", a-t-il ajouté.
Le président américain a annoncé en octobre dernier son intention d'entamer le 2 février 2019 son retrait du traité FNI si Moscou ne respecte pas les engagements pris aux termes du traité de 1987.
Dans ce texte signé par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, les deux pays se sont engagés à éliminer leurs missiles nucléaires et conventionnels dont la portée se situe entre 500 et 5.500 km.
Pour l'Otan, comme pour Washington, le Novator 9M729 est justement capable de frapper une cible distante de 500 à 1.500 km. Moscou assure de son côté que son missile a une portée limitée à 500 km.
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Vendredi, le ministère russe des Affaires étrangères a par ailleurs appelé Washington à renoncer à son projet "irresponsable" de déployer dans l'espace un système de défense antimissiles. Pour Moscou, ce plan qui rappelle le projet de "Guerre des Etoiles" des années 1980 ne peut que relancer la course aux armements.
(Robin Emmott avec Vladimir Soldatkin à Moscou; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)
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