Enquête russe: Un proche de Trump brièvement arrêté en Floride
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Enquete russe: un proche de donald trump arrete en floride
Kevin Lamarque
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Enquete russe: un proche de donald trump arrete en floride
Kevin Lamarque
par Nathan Layne et Susan Heavey
WASHINGTON (Reuters) - Roger Stone, un proche de longue date de Donald Trump, a été brièvement arrêté vendredi en Floride à la suite d'un acte d'accusation des services du procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine de 2016.
Parmi les sept chefs d'inculpation figurent ceux d'entrave à la justice et de subornation de témoins.
Egalement soupçonné de faux témoignages, Roger Stone a comparu devant un tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride. Le juge a décidé de le remettre en liberté contre une caution de 250.000 dollars, avec limitation de ses déplacements jusqu'à la prochaine audition.
L'avocat de Stone, Grant Smith, a dit à Reuters que son client rejetait "vigoureusement" les accusations, ajoutant qu'il avait simplement "oublié de dire quelque chose au Congrès".
Donald Trump a une nouvelle fois dénoncé "la plus grande chasse aux sorcières de l'histoire de notre pays" et réaffirmé qu'il n'y avait eu aucune collusion entre son équipe de campagne et la Russie.
"Les accusations portées contre M. Stone n'ont rien à voir avec le président, ni avec la Maison Blanche. Le président n'a rien fait de mal", a assuré quant à elle sa porte-parole Sarah Sanders, interrogée sur CNN.
Pour l'avocat de Donald Trump, Jay Sekulow, contacté par Reuters, le dossier du parquet n'implique pas qu'il y ait eu collusion avec la Russie mais seulement que Robert Stone a menti au Congrès.
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Stone, qui a été inculpé jeudi, a conseillé Donald Trump lors de la campagne de 2016.
Il a attiré l'attention lors de la dernière campagne présidentielle, lorsqu'il a laissé entendre qu'il était en possession de données obtenues par des pirates informatiques susceptibles d'embarrasser les démocrates, notamment Hillary Clinton, la rivale de Trump.
Dans l'acte d'accusation, le parquet indique que Roger Stone "a envoyé et reçu de nombreux courriels et SMS au cours de la campagne de 2016, dans lesquels il évoquait l'Organisation 1 ainsi que son responsable et disait détenir des courriels piratés".
Le dossier judiciaire ne dit pas quelle est cette "Organisation 1" mais celle-ci semble correspondre au site WikiLeaks, qui diffuse depuis des années des informations confidentielles obtenues auprès de sources anonymes.
Roger Stone était toujours en possession de certaines de ces informations lorsqu'il a fait un faux témoignage à leur propos, ajoute l'accusation.
Il a aussi parlé avec de hauts responsables de la campagne de Donald Trump d'informations que "l'Organisation pouvait détenir et susceptibles de nuire à la campagne de Clinton", précise le document.
(Avec Doina Chiacu, Mark Hosenball, Ginger Gibson, David Alexander et Karen Freifeld; Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français)
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