Les propositions d'Alstom et Siemens très tardives, dit Vestager
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Les propositions d'alstom et siemens tres tardives, dit vestager
Francois Lenoir
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Les propositions d'alstom et siemens tres tardives, dit vestager
Francois Lenoir
BERLIN/PARIS (Reuters) - La Commission européenne examine les concessions de dernière minute proposées par Alstom et Siemens pour obtenir son feu vert à leur rapprochement dans le ferroviaire mais leur initiative intervient "bien au-delà des délais habituels", a déclaré dimanche Margrethe Vestager à Reuters.
Présente au congrès du Parti libéral allemand (FDP) à Berlin, la commissaire européenne à la Concurrence a confirmé que les deux groupes avaient transmis de nouvelles propositions vendredi, soit au 110e jour de la procédure, ce qui est "bien bien au-delà des délais habituels".
Priée de dire si Alstom et Siemens avaient encore une chance de convaincre la Commission, Margrethe Vestager a répondu: "Nous examinons ce qui nous a été transmis ce vendredi. C'est la dernière tentative, si c'est encore possible."
La commissaire européenne a refusé de fournir des détails sur ces nouvelles propositions.
Une source a déclaré vendredi à Reuters que les groupes français et allemand proposaient notamment de partager pendant 10 ans en Europe la technologie de train à grande vitesse de Siemens, contre cinq ans dans leur première offre.
Alstom et Siemens proposent aussi de céder des activités de signalisation et de matériel roulant. Les cessions prévues dans leur première offre représentaient 4% du chiffre d'affaires de l'entité combinée.
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La Commission européenne s'est donnée jusqu'au 18 février pour rendre sa décision mais Reuters a rapporté la semaine dernière que cet avis pourrait être rendu dès le 6 février.
Ce projet de rapprochement, soutenu par les gouvernements français et allemand, est censé créer un champion européen du ferroviaire face au numéro un mondial chinois CRRC mais la Commission européenne a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences d'un tel mariage sur la concurrence.
Pour le ministre français de l'Economie, l'exécutif européen raisonne avec une logique qui n'est plus adaptée au contexte économique mondial.
"Alstom et Siemens viennent de faire de nouvelles concessions à la Commission européenne pour réaliser cette fusion entre Alstom et Siemens et créer un champion européen du ferroviaire", a dit Bruno Le Maire dimanche sur France Inter. "Plus rien ne justifie un refus par la Commission européenne de la fusion entre Siemens et Alstom."
Des autorités de la concurrence nationales, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, aux Pays-Bas et en Belgique, ont mis en garde contre ce rapprochement entre Siemens et Alstom. Les syndicats du groupe français se montrent également critiques.
(Andrea Shalal à Berlin et Bertrand Boucey à Paris, édité par)
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