Macron tirera des "conséquences profondes" du mouvement des "Gilets jaunes"
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Macron tirera des "consequences profondes" du mouvement des "gilets jaunes"
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Macron tirera des "consequences profondes" du mouvement des "gilets jaunes"
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LE CAIRE (Reuters) - Emmanuel Macron a déclaré dimanche depuis Le Caire qu'il tirerait "des conséquences profondes" de la colère exprimée depuis le début du mouvement des "Gilets jaunes" mi-novembre, conséquences qui, a-t-il précisé, ne seront pas simplement "des mesures techniques".
"Je prends très au sérieux ce moment que nous vivons", a dit le chef de l'Etat français lors d'une rencontre avec des journalistes dans la capitale égyptienne. "Je ne sais pas aujourd'hui ce qu'il donnera, ce que je sais, c'est que j'en tirerai les conséquences profondes."
"Des convictions vont se forger dans les prochaines semaines et les prochains mois qui impliqueront des décisions très profondes dans différents champs; ce n'est pas simplement telle ou telle mesure technique", a-t-il ajouté. "Je le vois comme une nouvelle étape de la transformation du pays".
L'éruption des "Gilets jaunes", un mouvement hétéroclite sans leader attitré, le 17 novembre dernier, a pris de court l'exécutif, ébranlé par les violences et les actes de dégradations qui ont émaillé les manifestations.
Après avoir annoncé 10 milliards d'euros de mesures en faveur du pouvoir d'achat, Emmanuel Macron tente depuis de reprendre la main en misant sur un "grand débat national" concentré sur quatre thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l'Etat et démocratie et citoyenneté).
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L'issue de cette concertation - et la prise en compte par l'exécutif des positions qui seront exprimées dans ce cadre - est l'un des points de crispation entre le gouvernement, les "Gilets jaunes" et l'opposition - les deux derniers mettant en doute la sincérité de l'exercice et dénonçant un "enfumage" et une manoeuvre "dilatoire".
"L'objectif du grand débat est de donner un cadre aux colères et contestations", a dit Emmanuel Macron. "Lorsque les colères se coagulent et deviennent un prétexte à des violences, on ne construit rien en démocratie, on fragilise, on s'affaiblit."
(Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André)
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