EN DIRECT: Après le vote aux Communes, Londres et l'UE sur des trajectoires opposées
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Apres le vote aux communes, londres et l'ue sur des trajectoires opposees
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Apres le vote aux communes, londres et l'ue sur des trajectoires opposees
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LONDRES (Reuters) - Au lendemain du vote à la Chambre des communes, Londres et l'Union européenne semblent sur des trajectoires opposées, Bruxelles ayant rejeté l'appel des parlementaires britanniques à renégocier le "backstop" nord-irlandais.
Les députés britanniques, par 317 voix contre 301, ont chargé mardi soir la Première ministre Theresa May de rediscuter cette clause de sauvegarde censée éviter le rétablissement d'une frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du nord après la sortie de l'Union européenne.
"Il est maintenant clair qu'il existe un moyen de réunir une majorité substantielle et durable au Parlement pour quitter l'UE avec un accord", a commenté May, annonçant qu'elle réclamerait des "modifications juridiquement contraignantes".
"L'accord de sortie reste le meilleur et le seul moyen d'assurer un départ ordonné du Royaume-Uni de l'Union européenne. Le backstop fait partie de l'accord de retrait et l'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation", lui a fait répondre Donald Tusk, président du Conseil européen, par la voix de son porte-parole.
Le prochain rendez-vous aux Communes est fixé le 13 février.
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Les développements de la journée en DIRECT
14h45: CORBYN NE CROIT PAS MAY CAPABLE DE TENIR SA PROMESSE
Le Labour, dont le chef de file Jeremy Corbyn s'apprête à rencontrer Theresa May, ne croit pas que la Première ministre soit en mesure d'obtenir de l'Union européenne la renégociation de l'accord de Brexit qu'elle a promis au Parlement, a déclaré mercredi un porte-parole de l'opposition travailliste.
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"Nous n'avons aucune confiance dans le fait qu'elle puisse obtenir ce dont elle a parlé à travers des négociations avec l'Union européenne, a fortiori en quelques semaines", a-t-il souligné.
"A l'inverse, le plan alternatif que nous avons proposé en vue d'un accord négocié pourrait obtenir à la fois le soutien du Parlement et (...) de l'UE", a-t-il affirmé.
14h40: PAS DE SOMMET EUROPÉEN EXTRAORDINAIRE AU PROGRAMME
L'Union européenne ne prévoit pas d'organiser un nouveau sommet extraordinaire sur le Brexit en dépit des appels à la renégociation de l'accord venant de Londres, a assuré mercredi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.
"Il n'est pas question d'organiser un sommet d'urgence pour discuter des changements de directives et personne ne pousse en se sens", a-t-il dit devant le Parlement.
14h15: MAY ENVISAGE "TROIS ALTERNATIVES" AU BACKSTOP
Theresa May envisage trois "arrangements alternatifs" à la clause de sauvegarde sur la frontière irlandaise ("backstop") qu'elle entend renégocier avec Bruxelles, a déclaré mercredi son porte-parole.
Le porte-parole n'a pas précisé quelles pourraient être ces alternatives mais il a indiqué qu'elles étaient "déjà connues" de l'UE - ce qui signifie qu'elles ont été écartées lors des négociations qui ont mené à l'accord de Brexit en novembre.
11h35: "TOUTES LES ALTERNATIVES AU BACKSTOP ONT ÉTÉ TESTÉES, AUCUNE NE FONCTIONNE"
Les négociateurs britanniques et européens ont cherché pendant deux ans des solutions alternatives au "backstop" mais n'en ont pas trouvé, a déclaré mercredi le ministre irlandais des Affaires étrangères.
"Nous avons passé deux années à chercher des alternatives au backstop et n'en avons pas trouvé", a dit Simon Coveney au lendemain du vote à la Chambre des communes, où les députés britanniques ont chargé Theresa May de renégocier cette clause.
"Nous avons déjà regardé tous ces éléments. Nous les avons testés et nous avons conclu qu'aucun ne résistait à l'examen, et à présent, nous avons une Première ministre britannique qui plaide à nouveau pour ces éléments qui ont déjà été testés", a insisté Coveney sur la chaîne irlandaise RTE.
11H20: "LONDRES N'A TOUJOURS PAS DIT CE QU'IL ENVISAGE"
"Il est important que la chambre basse du Parlement britannique se soit prononcé hier contre un Brexit désordonné (ndlr, sans accord) puisque nul n'y a intérêt", commente le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, interrogé par le groupe de médias Funke.
"Mais le gouvernement britannique n'a toujours pas dit quels changements il envisageait pour le backstop nord-irlandais. Il doit à présent dire rapidement ce qu'il veut parce que le temps commence à manquer. Nous sommes prêts à parler. Notre position est claire: l'accord de retrait est la meilleure et la seule solution pour une sortie ordonnée."
11h15: MAY ET TUSK SE PARLERONT À 17H45 GMT
Theresa May et Donald Tusk ont prévu de s'entretenir par téléphone à 17h45 GMT, précisent les services du président du Conseil européen.
11h01: "COMMENT IMAGINER RENÉGOCIER CE QUI A DÉJÀ ÉTÉ APPROUVÉ ?"
Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, dit qu'"il est difficile d'imaginer que nous puissions renégocier un accord qui a déjà été approuvé par les Etats membres de l'UE", il y a deux mois par les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, lors du conseil européen de novembre dernier.
"Les gouvernements des Vingt-Sept restent unis sur la question du Brexit", ajoute-t-il. "J'espère que nous pourrons éviter un 'Brexit dur' (ndlr, sans accord)."
09h35: CORBYN ESTIME QU'UN BREXIT SANS ACCORD EST DÉSORMAIS EXCLU
Le chef de file du Parti travailliste Jeremy Corbyn, qui doit être reçu dans la journée par Theresa May, insistera auprès d'elle sur le fait qu'un Brexit sans accord est désormais exclu, a-t-on appris mercredi matin de source travailliste.
En plus d'un amendement chargeant la Première ministre britannique d'aller renégocier le "backstop" nord-irlandais, la Chambre des communes a également adopté mardi par 318 voix contre 310 un amendement symbolique proposé par la députée conservatrice Caroline Spelman qui exclut une sortie de l'Union européenne sans accord mais ne propose pas de solution pour éviter ce "no deal".
"Jeremy soutiendra que la volonté du Parlement doit être respecté et que le scénario d'un 'no-deal' n'est désormais plus sur la table", dit cette source travailliste.
Le chef du Labour défendra aussi sur la stratégie de Brexit de son propre parti, qui envisage une union douanière avec l'UE, une relation forte avec le marché unique et une garantie pour les droits des travailleurs, la protection des consommateurs et les normes de protection de l'environnement.
"Cela doit être à présent l'axe des négociations", poursuit cette source.
09h17: "LA DYNAMIQUE A CHANGÉ LA NUIT DERNIÈRE"
Le ministre britannique chargé du Brexit, Stephen Barclay, fait observer qu'il est fréquent que "des négociations se règlent à la toute dernière minute".
"La dynamique a changé la nuit dernière et elle donne à la Première ministre un mandat clair pour retourner à Bruxelles", dit-il au micro de la BBC.
Il explique que le gouvernement "explore des alternatives" au backstop. Il y a un certain nombre d'options, dit-il, dont une limitation dans le temps ce mécanisme qui n'est censé s'appliquer que si Londres et Bruxelles n'arrivent pas à s'entendre sur un mécanisme plus favorable dans le cadre de leurs futures relations commerciales.
Il évoque également "des points en lien avec les clauses de sortie, des points en lien avec la technologie, et ce sera la nature de la négociation avec l'UE dans les prochains jours", poursuit Barclay.
"Nous partirons le 29 mars", avec ou sans accord, poursuit Barclay, qui relève cependant qu'un "no-deal" serait "très préjudiciable".
08h20: LE PATRONAT BRITANNIQUE ESTIME QU'IL VA FALLOIR ACCÉLÉRER LES PRÉPARATIFS EN VUE D'UN BREXIT SANS ACCORD
Invitée de la BBC, Carolyn Fairbairn, la directrice générale de la Confédération de l'industrie britannique (CBI), principale organisation patronale britannique, juge qu'aucune entreprise ne peut être rassurée par les événements de la veille au soir à la Chambre des communes.
"Je ne pense pas qu'il y ait une seule entreprise ce matin qui stoppe ou suspende ses préparatifs en vue d'un no-deal en résultat de ce qui s'est produit hier, et j'ai peur que toutes les entreprises les accélèrent même".
"Cet amendement, poursuit-elle, donne le sentiment d'un vrai coup de dés."
Evoquant les "mécanismes alternatifs" susceptibles de remplacer le "backstop" censé éviter le rétablissement d'une frontière physique en Irlande, Fairbairn a souligné qu'elle ne croyait pas que des solutions technologiques - "la frontière intelligente" - puissent régler le problème.
07h15: GOLDMAN SACHS RELÈVE SON ESTIMATION DU RISQUE D'UNE SORTIE SANS ACCORD
Dans une note, les analystes de la banque Goldman Sachs relèvent de 10 à 15% leur estimation de la probabilité d'un Brexit sans accord. La probabilité d'un Brexit ordonné reste à 50%. La probabilité d'un abandon du Brexit et d'un maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne est réduite de 40 à 35%.
(Kate Holton et les bureaux de Londres et de Bruxelles; Henri-Pierre André pour le service français)
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