Brexit: Paris s'opposerait à une extension de l'article 50 sans plan
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Brexit: paris s'opposerait a une extension de l'article 50 sans plan
Henry Nicholls
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Brexit: paris s'opposerait a une extension de l'article 50 sans plan
Henry Nicholls
PARIS (Reuters) - La France s'opposerait à une demande britannique d'extension de la durée d'application de l'article 50 si elle ne s'accompagnait pas d'un plan crédible pour débloquer le processus du Brexit, a déclaré jeudi un responsable gouvernemental français.
Une telle demande, que les Britanniques pourraient décider de faire si les négociations entre leurs forces politiques ne débouchent pas rapidement, devrait recevoir l'aval des 27 autres Etats membres de l'Union européenne pour être acceptée.
"Fondamentalement, nous pensons qu'il faut s'opposer à une extension sans projet. Nous ne l'accepterons pas", a dit la source.
L'hypothèse d'une demande pour repousser la date prévue de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le 29 mai au soir, est jugée de plus en plus crédible à mesure que croît le risque d'une sortie sans accord.
Emmanuel Macron a lui-même jugé probable que les Britanniques demandent aux Européens d'améliorer en leur faveur l'accord de retrait, puis un délai pour la date de leur sortie.
"Il faut que les Britanniques comprennent que la technique de l'épuisement ne marchera pas", a ajouté la source française.
L'Union européenne a accepté jeudi de continuer à travailler avec Theresa May, "pour voir s'il est possible de trouver un moyen" d'éviter un Brexit sans accord.
Cette concession s'apparente à un lot de consolation offert par les Européens à la Première ministre britannique, venue spécialement à Bruxelles pour demander à l'UE de l'aider à modifier l'accord de Brexit, hypothèse maintes fois exclue par les Vingt-Sept.
Les Européens ont récemment expliqué qu'ils pourraient accorder un délai au Royaume-Uni dans l'application de l'article 50, si le gouvernement britannique propose une voie de sortie, par exemple une modification de ses lignes rouges ou un nouveau processus politique comme une élection.
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"Si les Britanniques nous disent 'pour construire cette nouvelle solution politique, nous avons besoin d'un délai', nous serions ouverts", a dit la source française.
(Jean-Baptiste Vey et Michel Rose, édité par Yves Clarisse)
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