Des "Brexiters" accepteraient un "backstop" de cinq ans
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Des "brexiters" accepteraient un "backstop" de cinq ans
Hannah Mckay
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Des "brexiters" accepteraient un "backstop" de cinq ans
Hannah Mckay
(Reuters) - Des députés conservateurs partisans du Brexit seraient prêts à approuver un accord avec l'Union européenne sur le divorce entre Londres et Bruxelles si la durée de la clause de sauvegarde ("backstop") était limitée à cinq ans, rapporte l'agence Bloomberg citant des sources proches du dossier, vendredi.
La procédure du backstop est destinée à éviter le retour d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, une situation de nature à ranimer les tensions confessionnelles apaisées depuis l'accord de paix signé en 1998.
Les partisans du Brexit rejettent cette clause de sauvegarde, estimant qu'elle est de nature à maintenir indéfiniment le Royaume-Uni dans un état de sujétion commerciale à l'égard de l'UE.
Cette question est la principale pierre d'achoppement à l'approbation par la Chambre des communes de l'accord conclu par les négociateurs européens et britanniques et approuvé par la Première ministre Theresa May en novembre.
La dirigeante britannique a été à nouveau mise en minorité jeudi par les députés de Westminster sur le vote d'une motion l'autorisant à renégocier cet accord avec l'UE.
Selon Bloomberg, un certain nombre de "Brexiters" seraient prêts à accepter le "backstop" sur une durée limitée. L'agence ne précise pas si l'ensemble des partisans du Brexit approuvent ce scénario.
Les Européens ont déjà fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'était pas envisageable de rouvrir la discussion sur le contenu même de l'accord de novembre.
A un mois et demi de la date théorique du Brexit, le gouvernement de Theresa May semble à court d'options alors que se profile la perspective d'un divorce sans accord redouté par les entreprises.
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(Pierre Sérisier pour le service français)
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