Téléchargez
notre application
Ouvrir

May va parler à tous ses homologues européens

reuters.com  |   |  346  mots
May de nouveau a bruxelles la semaine prochaine pour voir juncker[reuters.com]
(Crédits : Hannah Mckay)

LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique va s'entretenir à partir de lundi avec tous les chefs d'Etat et de gouvernement européens ainsi qu'avec le président de la Commission européenne pour tenter d'arracher quelques modifications à l'accord de retrait qu'elle ne parvient pas à faire approuver par son Parlement.

Elle va donc, une fois de plus, s'efforcer de les convaincre de modifier la clause de sauvegarde irlandaise qui la prive du soutien des unionistes nord-irlandais, une issue dont ses partenaires européens refusent pourtant d'entendre parler.

En dépit du revers essuyé jeudi à la Chambre des communes, Theresa May a promis de persévérer dans sa volonté de tenter une réouverture de l'accord entériné par ses homologues européens afin de modifier le "backstop" nord-irlandais, le dispositif prévu pour éviter en dernière recours le rétablissement d'une frontière physique à travers l'île d'Irlande mais qui focalise les critiques des plus fervents "Brexiters" à Londres.

Dans un courrier adressé ce week-end aux parlementaires membres d'un Parti conservateur plus que jamais divisé, la dirigeante britannique les appelle à mettre de côté leurs "préférences personnelles" et à s'unir dans l'intérêt de la Nation.

"Notre parti peut faire ce qu'il a su faire si souvent par le passé: aller au-delà de ses divisions et se réunir derrière ce qui l'unit, sacrifiant si nécessaire nos intérêts personnels dans l'intérêt supérieur de la nation(...)", écrit-elle.

Son secrétaire au Brexit, Steve Barclay, doit rencontrer lundi le négociateur en chef de l'Union, Michel Barnier. La date des discussions qu'elle prévoit d'avoir avec Jean-Claude Juncker n'a pas été communiquée.

Si Theresa May ne parvient pas à faire approuver d'accord par son Parlement, elle devra choisir entre deux solutions. La première consiste à repousser la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, la seconde à concéder une sortie sans accord avec les toutes les conséquences et incertitudes que cela engendrerait.

(Paul Sandle et Stephen Addison, Arthut Connan et Nicolas Delame pour le service français)